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Le Red Eye Monitor développé par Zimed, présenté lors de Medica 2000. | edica est le plus grand salon industriel au monde dans le domaine de la médecine et de la santé. Le groupe thématique "Technologies médicales" du réseau CRI a donc profité de l'événement pour organiser des rencontres de partenariats en 2000 et en 2001.
A Medica 2001, le groupe a présenté 86 opportunités de transfert technologique, recueilli 147 expressions d'intérêt, et arrangé 99 rencontres bilatérales. C'est un bon score, mais le coordinateur Marshall Addidle, du CRI Irlande du Nord, précise que c'est surtout la qualité qui compte et non la quantité. "Nous encourageons nos clients qui sont à la recherche de partenaires à être là en personne plutôt que de se faire représenter par un CRI, insiste-t-il. Nous essayons aussi de repérer les offres qui présentent un potentiel élevé de façon à concentrer notre soutien sur les partenariats les plus prometteurs. Cela nous amène parfois à étendre notre rôle." Un saut dans l'inconnu
Chaque rencontre de partenariat a ses succès qui sortent un peu de l'ordinaire : les services d'appariement d'entreprises fournis par un CRI contribuent parfois à faire mieux connaître une société qui, jusque-là, n'avait guère attiré l'attention. M. Addidle cite l'exemple de Zimed, une PME galloise qui avait mis au point un système informatisé innovant pour le contrôle des appareils de perfusion goutte-à-goutte.
"Lors de Medica 2000, Zimed a rencontré Deflair, un fournisseur italien d'équipement de perfusion, raconte-t-il. Ils ont conclu que les deux entreprises pouvaient avoir intérêt à combiner les compétences techniques de Zimed et l'expérience de Deflair en matière de commercialisation. Les négociations ont abouti à la signature d'un accord. Au cours de cette même manifestation, Zimed a noué d'autres contacts qui ont débouché sur l'exportation du système aux Etats-Unis, en Afrique du Sud et en Australie."
Traditionnellement, chaque CRI travaille avec les entreprises et les centres de recherche de sa propre région. "Hormis l'appariement d'entreprises, nous proposons une aide pour la conclusion d'accords de collaboration, explique Marshall Addidle. Nous donnons des conseils sur les aspects juridiques, sur les questions de DPI et nous fournissons des modèles d'accords de confidentialité ou d'autres documents. Nous aidons les entreprises à surmonter les obstacles qui accompagnent l'accès aux marchés internationaux : systèmes juridiques différents, cultures et pratiques commerciales différentes, et aussi la peur de l'inconnu." Une approche nouvelle
Jusqu'il y a peu, la collaboration directe entre un CRI et une entreprise étrangère ne faisait pas partie du service. L'occasion d'ajouter cette approche à la panoplie d'outils des CRI s'est présentée à Medica 2001, à propos d'une offre de transfert technologique prometteuse émanant d'une PME d'Irlande du Nord. Crannburn Software Ltd. a mis au point un système innovant pour automatiser l'administration d'un grand centre de cardiologie, que plusieurs instituts importants ont adopté au Royaume-Uni et en Irlande. Le système gère les rendez-vous, le courrier, les dossiers cliniques, les transferts des patients, les formalités administratives et les analyses statistiques, tout en contrôlant les données des instruments de cardiologie.
A Medica 2001, une nouvelle idée a émergé: pourquoi ne pas offrir aux entreprises les services du réseau CRI pour délivrer des licences d'exploitation de leurs produits dans d'autres pays ? Crannburn Software a envoyé un représentant Göteborg, en Suède, pour travailler avec le CRI local pendant plusieurs mois. Ils ont pris des contacts avec plusieurs hôpitaux suédois désireux de tester le nouveau système et ont négocié des accords avec certains d'entre eux.
A présent, Crannburn est en rapport avec des CRI en Norvège, au Danemark et en Allemagne. "Cette approche va probablement se répandre, estime M. Addidle. C'est assez excitant quand c'est le réseau CRI lui-même qui innove !"
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