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n mai 2003, le Conseil "Compétitivité" a demandé aux Etats membres et aux pays adhérents de "définir des objectifs politiques dans le domaine de l'innovation qui reflètent la spécificité de leurs systèmes d'innovation respectifs" et de "fixer leurs propres objectifs quantitatifs et/ou qualitatifs" pour améliorer leurs performances. Toutefois, comme le remarque le TBEI, à ce jour, seuls le Royaume-Uni et les Pays-Bas - qui restructurent actuellement complètement leur politique de l'innovation - ont accompli des progrès notables en vue de définir des objectifs nationaux. La compétitivité future de l'Europe dépend principalement des mesures politiques conçues et appliquées au niveau national. Dans le domaine de l'innovation, le TBEI et les documents techniques qui l'accompagnent (voir "Une recherche nouvelle et approfondie") permettent aux Etats membres et aux pays en voie d'adhésion de mieux cerner leurs forces et leurs faiblesses respectives ainsi que les diverses voies empruntées par leurs systèmes nationaux d'innovation. La Commission espère qu'ils sauront rapidement en tirer parti pour échafauder sur cette base de nouvelles initiatives concrètes et transparentes. "Inoculation " high-tech
Pour la première fois, l'édition 2003 du TBEI a été publiée par la DG Entreprises dans le cadre d'un ensemble de rapports qui incluait également le Tableau de bord des entreprises et le rapport annuel sur la compétitivité.
D'ailleurs, les décideurs noteront qu'un certain nombre de ses constatations les plus importantes trouvent un écho dans le rapport sur la compétitivité. L'un comme l'autre estiment que - pour mettre pleinement à profit l'accroissement des investissements dans les technologies de l'information et des communications -, les entreprises européennes doivent se préparer à pousser plus loin l'innovation organisationnelle (voir "Valeurs coopératives"). Et l'un comme l'autre encouragent également les pays adhérents à fonder dans une plus large mesure leurs stratégies en faveur d'une compétitivité à long terme sur le développement d'une capacité d'innovation nationale, plutôt que sur le faible coût de la main-d'œuvre, qui a été leur principal avantage concurrentiel au cours des dix dernières années (voir " Innovation bien ordonnée...").
Les décideurs politiques et industriels seront aussi particulièrement intéressés par la nouvelle analyse que fait le TBEI 2003 de l'innovation dans les secteurs de haute, moyenne-haute, moyenne-basse et basse technologie. Cette analyse, présentée dans un document technique, est expérimentale et ses résultats sont communiqués à titre provisoire. Néanmoins, le TBEI conclut qu'il existe une corrélation positive entre les performances d'innovation dans l'industrie manufacturière de haute technologie et dans l'industrie manufacturière de basse technologie - des pays comme la Finlande, la Suède et le Danemark, qui ont des secteurs de haute technologie innovants, ont tendance à obtenir aussi de bons résultats dans les industries à plus faible niveau technologique. Cela donne à penser que les secteurs high-tech dynamiques sont de puissants moteurs d'innovation pour l'économie nationale tout entière. Toutefois, les "pays high-tech" d'Europe du Nord ont aussi développé des politiques visant à faciliter la diffusion des progrès technologiques vers les secteurs plus traditionnels. Les pays qui sont encore dominés par les industries traditionnelles peuvent avoir besoin de politiques plus ambitieuses pour construire leurs nouveaux secteurs d'activités, mais ils devraient aussi mettre en place des mécanismes de diffusion appropriés.
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Figure 1 : L’écart actuel entre les performances de l’Union européenne et celles des Etats-Unis pour 11 indicateurs, exprimé en pourcentage des performances des Etats-Unis. Source: EIS 2003
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Une recherche nouvelle et approfondie
Le TBEI 2003 est accompagné de six documents techniques. A la différence du Tableau de bord lui-même, il ne s'agit pas de documents officiels, mais ils présentent les constations préliminaires d'efforts expérimentaux pour explorer de nouveaux aspects de la scène européenne de l'innovation de manière plus approfondie ou sous des perspectives nouvelles.
- Le document technique 1 fournit des définitions et graphiques complets pour tous les indicateurs du TBEI 2003.
- Le document technique 2 développe le chapitre du TBEI qui couvre les forces et les faiblesses respectives des différents pays. Il désigne les leaders de l'innovation et présente des résultats détaillés pour chaque pays - avec des graphiques sur les performances actuelles et les tendances.
- Le document technique 3 expose les dernières performances de l'innovation régionale. Il identifie les régions les plus innovantes, propose un indice de synthèse de l'innovation régionale et une typologie de 173 régions dans 13 Etats membres basée sur l'analyse statistique de 13 indicateurs de l'innovation régionale.
- Le document technique 4 essaie de mieux comprendre les performances d'innovation en appliquant la méthodologie à quatre catégories de l'industrie manufacturière dans 12 pays de l'Union, caractérisées par leur intensité de R&D : haute, moyenne-haute, moyenne-basse et basse technologie.
- Le document technique 5 analyse certains des facteurs structurels, sociaux, culturels et institutionnels qui façonnent les systèmes nationaux d'innovation et influencent les performances nationales en termes d'innovation.
- Le document technique 6 décrit la méthodologie employée par le TBEI et explique les méthodes utilisées pour calculer l'indice de synthèse de l'innovation (ISI).
Ensemble, ces documents sont destinés à alimenter le débat et à encourager les efforts des Etats membres pour prendre en compte la "spécificité de leurs systèmes d'innovation respectifs" en définissant "leurs propres objectifs quantitatifs et/ou qualitatifs" dans le domaine de la politique de l'innovation - comme l'a souhaité le Conseil "Compétitivité". | |