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Programme Innovation |
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Mme Edith Cresson, Commissaire responsable de la recherche, l'innovation, l'éducation, la formation et la jeunesse a annoncé en décembre quels étaient les neuf premiers fonds sélectionnés. Ils ont été choisis pour leur capacité à accroître le niveau des investissements dans des projets récemment constitués et orientés vers la technologie.
Parmi les neuf opérateurs sélectionnés (voir tableau), trois sont britanniques et trois autres sont allemands; les trois derniers sont respectivement français, belge et autrichien. Six fonds sur neuf disposent d'un crédit à l'investissement au niveau de l'UE ainsi qu'au niveau purement national. Les neuf fonds financeront essentiellement des entreprises de haute technologie et disposeront ensemble d'une capacité d'investissement de 300 MECU, dont 186 MECU seront exclusivement alloués à des investissements dans des projets récemment constitués et orientés vers les technologies de pointe.
Les investissements de capitaux à risque dans les entreprises de haute technologie ont été trois fois plus élevés aux Etats-Unis qu'en Europe en 1995, et la part de ces investissements destinée aux jeunes entreprises a été presque cinq fois plus importante (Voir notre numéro 4 de 1997). Le Plan d'action pour l'Innovation de la Commission s'est fixé pour but premier de combler ce fossé, et le projet I-TEC a été lancé en collaboration avec le Fonds européen d'investissement (FEI) à titre de première mesure concrète. Il répond au souhait exprimé l'année dernière par le Conseil européen à Amsterdam et à Luxembourg d'encourager le financement de projets dans les secteurs de pointe et de renforcer la capacité des fonds de capital-risque à évaluer et à gérer leurs investissements au cours des premières phases de développement des PME innovantes sur le plan technologique.
| Société | Pays | Fonds I-TEC | Contact | Télécopie |
| Alta Berkeley Associates | Royaume-Uni | Alta-Berkeley V | Hugh Smith, directeur financier | +44 171 734 6711 |
| Capricorn Venture Partners | Belgique | Capricorn Venture Fund/Baring Capricorn Ventures | Jos. B. Peeters, directeur général | +32 16 29 38 71 |
| Horizonte Venture Management | Autriche | Horizonte Austria Technology Fund | Franz Krejs, directeur général | +43 1 533 56014 |
| MTI Manager Limited | Royaume-Uni | MTI 3 | Paul Castle, directeur | +44 1923 247 783 |
| Prelude Technology Investments Limited | Royaume-Uni | Prelude Trust | Jayne Tamblin, Administrateur | +44 1954 288 090 |
| Sofinnova Partners | France | Soffinova Capital II | Jean-Bernard Schmidt, président | +33 1 45 26 78 92 |
| Technologieholding vc | Allemagne | SET | Falk Strascheg, directeur général | +49 89 1570 02 99 |
| Technostart Beratung für Beteiligungsfonds | Allemagne | Technostart II | Michael Meyer, directeur | +49 711 784 63 44 |
| VCI GmbH | Allemagne | Phoenix Venture Funds | Max Rueff, directeur | +49 89 655 107 |
Paul Castle est le directeur de MTI Manager Limited, l'un des partenaires britanniques du projet I-TEC. Il admet qu'en général les détenteurs de capital-risque et les inventeurs européens comprennent beaucoup moins bien leurs besoins respectifs que leurs homologues aux Etats-Unis. Les gestionnaires de fonds de MTI sont eux-mêmes des technologues, et M. Castle pense que disposer de compétences technologiques au sein de l'entreprise est la clé du succès d'un investissement de capital-risque dans ce domaine. Toutefois, si les compétences internes à l'entreprise, sont essentielles, elles suffisent rarement.
"MTI est un fonds de capital-risque dans le secteur des technologies de pointe qui investit de l'argent et des ressources de gestion dans les entreprises britanniques dès le début de leur développement", dit-il. "Par essence, les produits et les procédés de fabrication de ces entreprises requièrent l'utilisation des technologies de pointe les plus récentes. Nos gestionnaires de fonds ont tous des connaissances générales en technologie, mais nous achetons les compétences de spécialistes pour effectuer les évaluations détaillées des aspects techniques et commerciaux liés à la technologie concernée. Nous pensons que cela est indispensable pour garantir nos investissements, même si le coût initial s'en trouve considérablement augmenté."
En échange du soutien offert par I-TEC, les fonds participants se sont engagés à augmenter sensiblement leurs investissements dans les premières phases de développement de PME innovantes sur le plan technologique, en accordant une attention particulière aux projets qui exploitent les résultats de la recherche financée par la CE. Les fonds déjà établis ont prévu d'augmenter de 50% leurs investissements dans ce type de projet, tandis que les nouveaux fonds y engageront 25% du total de leur capital.
Cette nouvelle initiative organisera un forum pour offrir aux participants de I-TEC, ainsi qu'aux autres fonds, des informations sur les possibilités d'investissement dans les technologies de pointe ¬ et en particulier sur les résultats des projets de R&D communautaires prometteurs sur le plan commercial. Réciproquement, le forum permettra aux partenaires des programmes de R&D communautaires de nouer plus facilement des contacts avec des investisseurs accueillants et expérimentés.
La Commission espère que l'interaction entre ces deux projets sera positive. I-TEC Partner ne se limitera pas à faciliter l'utilisation des fonds de capital-risque (soutenus par I-TEC lui-même) pour exploiter les résultats de la recherche financée par la CE. En qualité de source de compétences plus pointues dans ce type d'investissement, I-TEC Partner présentera également un grand intérêt pour les autres investisseurs. Les banques, en particulier, devraient tirer profit de cette connaissance plus approfondie des jeunes entreprises européennes de haute technologie et de la meilleure compréhension de leurs besoins.
Mais qu'en est-il des entreprises elles-mêmes? Comprendront-elles également mieux les besoins des banques et des détenteurs de capital-risque? La Commission en a la conviction.
Pour Paul Castle, l'expérience montre que les compétences d'une jeune entreprise sortent toujours renforcées d'un partenariat avec un fonds de capital-risque compétent, même si cette amélioration peut prendre différentes formes. "Parfois, les technologues eux-mêmes améliorent leurs compétences commerciales en suivant une formation en gestion", dit-il. "Plus souvent, cette lacune est d'abord comblée par les apports managériaux offerts par le fonds de capital-risque lui-même, et ensuite par le recrutement de gestionnaires professionnels. En général, notre stratégie consiste à essayer de libérer les technologues pour leur permettre de se concentrer sur ce qu'ils font le mieux."
Contact:
M. Verlinden, DG XIII/D-4
Fx. +352 4301 34544
E-m. marc.verlinden@cec.eu.int
/finance/home.html
P. Castle, MTI Manager Limited
Tl. +44 1923 250 244
Fx. +44 1923 247 783
![]() Paul Mulvanny, de la société Jaguar Cars Plc, décrit les nouvelles technologies de "tableau de bord convivial" à John Battle, le ministre britannique de la Science, de l'Energie et de l'Industrie. |
Il faut frapper à la porte des gens", conseille Tony Inglis, du Centre Relais Innovation britannique des Midlands (MIRC). Et il ne fait aucun doute que cette philosophie basée sur les contacts personnels et sur la constance dans le travail est à l'origine du succès du MIRC, ainsi que des huit autres partenaires du Groupe Equipements automoteurs du CRI, et du Groupe dans son ensemble. Grâce à leurs efforts, même les PME les plus isolées de l'industrie des équipements automoteurs découvriront bientôt les bénéfices du transfert technologique international.
L'exposition Autotech, qui a eu lieu début novembre à Birmingham, au Royaume-Uni, a clairement démontré les bénéfices pour les CRI de se constituer en réseau et de faire valoir leurs compétences. Autotech est un lieu de rencontre important pour les constructeurs automobiles, les centres de recherche et les fournisseurs de technologie. Durant la manifestation, le Groupe Equipements automoteurs partageait un stand prestigieux avec le Département du commerce et de l'industrie (DTI) du gouvernement britannique, le constructeur automobile Jaguar et plusieurs entreprises de haute technologie, dont Texas Instruments (TI). Ce travail d'organisation a porté ses fruits, confie Inglis: "Nous avons eu quelques retombées intéressantes à la suite de notre participation à Autotech. "
"C'est la première fois que le Groupe Equipements automoteurs présentait au monde extérieur sa véritable image: le stand, les membres de l'équipe, une brochure de présentation, un site Web et une base de données des possibilités offertes par ces technologies", ajoute Marco Mangiantini du CRI du Nord-Ouest de l'Italie, basé à Turin. "Nous ne sommes plus seulement une série de CRI, nous formons un groupe uni."
Le Groupe Equipements automoteurs lui-même a vu le jour il y a un an lors de la rencontre sur le Véhicule du futur, à Dijon, en France (Voir notre numéro 2/97). Depuis lors, des rencontres ont eu lieu à Bilbao et à Turin, donnant l'occasion aux membres du Groupe de mieux se connaître et de s'accorder sur une approche commune de valorisation du Groupe sur le marché, chaque CRI conservant toutefois son caractère individuel.
"Le Groupe Equipements automoteurs est un groupe très dynamique", ajoute Loeffler. "Chaque CRI associé au Groupe a ses propres antécédents, sa propre organisation et sa propre culture régionale, mais nous disposons tous d'une bonne infrastructure. C'est important, car le transfert technologique est vraiment un travail difficile et, pour le mener à bien, il faut que tous les éléments soient parfaitement à leur place."
Le Groupe compte actuellement neuf membres, un nombre suffisant pour assurer le soutien mutuel et la diversité sans perdre pour autant son caractère personnel. "D'autres CRI souhaiteront probablement rejoindre le Groupe dans le futur, mais je pense que nous sommes proches de la taille maximum pour rester efficaces", déclare Mangiantini. "Si nous atteignions le chiffre de 11 ou 12 membres, le Groupe deviendrait peut-être trop large pour une gestion efficace."
Paul Mulvanny, un ingénieur électricien expérimenté de la société Jaguar, explique pourquoi les relations avec les CRI et leurs clients sont aussi importantes pour son entreprise. "L'industrie des équipements automoteurs ne pourrait pas fonctionner sans sous-traitants", dit-il. "Nous avons besoin de travailler avec des fournisseurs de composants et de systèmes pour développer des technologies. Par exemple, nous avons besoin de tableaux de bords plus conviviaux et de systèmes vidéo intégrés aux voitures qui donneront à nos futurs modèles un plus par rapport à ceux des autres constructeurs. Et, étant donné que l'industrie des équipements automoteurs ne représente que 5 à 10% du marché global des semi-conducteurs (utilisés, par exemple, dans ces deux applications), nous devons partager les mêmes standards que le reste du monde."
"Dans le futur, nous espérons associer un plus grand nombre de PME (qui sont les fournisseurs secondaires et tertiaires du secteur) au processus de transfert technologique", déclare le directeur du MIRC, John Latham. Le délégué suédois Max Maupoix est d'accord: "La tendance à l'"outsourcing" a pour effet de privilégier les gros fournisseurs de systèmes, mais les sociétés qui fabriquent des composants spécifiques ont la vie plus difficile. Les CRI aideront les sociétés plus modestes à se rassembler, de telle sorte qu'un groupe de PME puisse assurer l'assemblage complet des composants."
Contact:
T. Inglis, CRI-Midlands
Tl. +44 1203 838143
Fx. +44 1203 221396
E-m.mirc@coventry.ac.uk
http://www.mids.demon.co.uk/
Groupes thématiques des CRI - Concepts et pratiqueJusqu'à présent, sept Groupes thématiques ont été formés dans les secteurs des équipements automoteurs, de l'environnement, des technologies liées à la pêche, des matériaux, des technologies médicales et de l'industrie du bois. Les Groupes rassemblent un nombre limité de CRI situés dans des régions où ces différentes industries sont isolées.Ils favorisent une approche plus ciblée, et donc un plus grand taux de réussite, dans la recherche de partenaires, la réponse aux appels à proposition et le transfert technologique. Pour ce faire, ils renforcent les liens entre les instituts universitaires, les grandes entreprises et les PME. Les PME sont également encouragées à former des réseaux, ce qui leur permet de présenter des propositions intégrées lorsqu'elles essayent de remporter des contrats comme fournisseurs auprès de grandes entreprises. Organisations liées au Groupe Equipements automoteurs: IRC-Alps (Camera di Commercio di Torino) * IRC-Bourgogne (Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie de Bourgogne) * IRC- Rhône-Alpes (Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie de Rhône-Alpes) * IRC-Midlands (Coventry University Enterprises Ltd) * IRC-Northern Ireland (Local Enterprise Development Agency) * IRC-Basque (SPRI Sociedad para la Promoción y Reconversión Industrial) * IRC-Western/Southern Sweden (Swedish Institute of Production Engineering Research) * IRC-Northern German (VDI/VDE Technologiezentrum Informationstechnik GmbH) * IRC-Wales (Welsh Development Agency) * IRC-Steinbeis (Steinbeis-Europa-Zentrum, Germany) |
ANIMATE est l'un des 29 projets mis en oeuvre dans le cadre de l'initiative Techniques de gestion de l'innovation (TGI) du programme Innovation (Voir nos numéros 4 et 5 de 1997.). Axé sur les besoins des PME britanniques, ce projet vise à développer et à tester un programme structuré qui devrait servir à guider les sociétés clientes dans l'élaboration et la réalisation de plans d'innovation efficaces.
"Nous menons ce projet en association avec le Training Company Directorate (TCD), un organe national chargé de conduire un projet de transfert technologique et de valorisation des diplômes universitaires pour le compte du gouvernement", explique David Kingham de Oxford Innovation. "Nous travaillons également avec des partenaires locaux, actuellement dans quatre régions spécifiques du Royaume-Uni. La plupart d'entre eux sont des relais entre entreprises et des consultants d'entreprise ou de conseil en formation, c'est-à-dire des agences de conseil fondées sur des partenariats entre les secteurs privé et public."
Le projet assurera la formation d'un groupe de consultants spécialisés choisis parmi ces partenaires, et chargés d'appliquer les outils ANIMATE et de promouvoir l'utilisation des techniques de gestion de l'innovation au sein des organisations partenaires elles-mêmes. "Notre but est de créer une masse critique de compétences en TGI dans chacune des régions ciblées", déclare Peter Baikie de Oxford Innovation. "Nous espérons également que, grâce au TCD, nous obtiendrons de ces partenaires un retour d'informations utiles à l'élaboration d'une politique nationale."
Enfin, Oxford Innovation souhaite que les outils ANIMATE soient disponibles partout en Europe. Elle entretient d'ailleurs un échange permanent d'informations avec les autres projets de TGI menés dans le cadre du projet Access.
Bon nombre des techniques d'ANIMATE sont basées sur la "Boîte à outils de l'Action Innovation" (marque déposée par Oxford Innovation), mise au point par Oxford Innovation au cours de ces trois dernières années. "Nous avons également développé plusieurs nouvelles techniques", déclare David Kingham. "Il s'agit notamment de l'"Echelle" , que nous utilisons pour évaluer le caractère innovant d'une entreprise avant de travailler avec elle. Nous développons aussi de nouvelles "boîtes à outils" pour la commercialisation et la gestion de projet, qui seront disponibles en 1998."
"Le succès d'une société est si souvent déterminé par la clarté de ses objectifs", ajoute Kingham. "La plupart savent définir en termes généraux ce qu'elles souhaitent réaliser, mais rares sont celles qui arrivent à traduire leurs objectifs généraux en objectifs et en actions spécifiques. ANIMATE aide les clients à formuler leurs propres conclusions en travaillant avec des questionnaires et des "check-lists" simples basés sur l'expérience d'un grand nombre de sociétés qui ont relevé les mêmes défis."
Kingham et Baikie pensent également que la gestion efficace des relations extérieures joue un rôle essentiel. "Dans la plupart des petites entreprises dynamiques, les alliances et les partenariats sont essentiels pour développer de nouveaux produits et pour pénétrer sur de nouveaux marchés d'exportation", explique Kingham. "La clé de la réussite consiste à choisir le bon partenaire, et pour la bonne raison, et à gérer ensuite la relation de manière efficace. Par exemple, est-il préférable d'instaurer une relation unique avec une multinationale ou de conclure des accords bilatéraux avec plusieurs sociétés de la même taille que la vôtre?"
"ANIMATE aida cette société à analyser les différentes manières d'améliorer son accès à la recherche", se souvient Kingham. "Finalement, elle a choisi de créer des liens avec une université prestigieuse, de façon à protéger sa propriété intellectuelle et à s'octroyer davantage de crédibilité sur le marché sans prendre le risque d'être "engloutie" par un partenaire commercial plus important."
Contact:
D. Kingham, P. Baikie, Oxford Innovation
Tl. +44 1865 794 585
Fx. +44 1865 209 044
E-m. oi@oxtrust.org.uk
http://www.oxtrust.org.uk/oi/animate.htm
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