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Ce sont ces paroles du Commissaire européen Edith Cresson qui ont inspiré le thème de la Conférence sur les Technologies industrielles, organisée à Toulouse en octobre dernier:"La recherche européenne au service des citoyens".
La conférence portait sur trois thèmes technologiques:
"L'effort global de recherche de l'Europe n'a cessé de décliner au cours des dernières années, tombant aujourd'hui, pour l'Union européenne, à 1,9% du PIB, pour 2,7% aux Etats-Unis et près de 3% au Japon.
"Edith Cresson |
La recherche industrielle est la clé de la compétitivité internationale des entreprises européennes, déclara-t-elle. L'Histoire enseigne que les pays et les secteurs d'activité européens qui dépensent le plus en R&D ont atteint les niveaux de productivité les plus élevés. Plus récemment, les industries dont les dépenses en recherche ont augmenté le plus rapidement sont aussi celles qui ont créé de nouveaux emplois avec le plus de succès.
Les dépenses européennes dans le secteur de la recherche, et en particulier les dépenses publiques, restent inférieures à celles des Etats-Unis et du Japon en proportion du PIB. Aux Etats-Unis, le gouvernement soutient massivement les grandes et les petites entreprises dans des domaines-clés de la recherche, et la croissance de l'emploi est presque 2,5 fois plus élevée dans les industries de haute technologie que dans l'ensemble de l'économie. En 1995, les dépenses du gouvernement américain en R&D industriels ont en fait dépassé de 16 milliards de dollars celles des 15 Etats membres de l'UE. Certains pays de l'Asie du Sud-Est consacrent également une plus grande partie de leur PIB à la R&D que la majorité des Etats membres de l'UE.
Le déficit commercial de l'UE dans les produits de haute technologie oscille actuellement entre 10 et 15 milliards d'ECU par an. Les investissements en R&D, et particulièrement le soutien à la création et au développement des entreprises innovantes, sont essentiels si nous souhaitons voir le taux de chômage diminuer en Europe.
Les compétences ne peuvent pas compenser le manque de ressources. Les gouvernements et les entreprises doivent augmenter leurs investissements en R&D pour atteindre le niveau de leurs concurrents. L'Europe doit exploiter son potentiel scientifique de manière plus efficace. Les obstacles réglementaires et culturels doivent être éliminés, de façon à ce que tous les bénéfices économiques de la recherche puissent être recueillis. Et l'effort européen doit être mieux coordonné. Aujourd'hui, les six constructeurs aéronautiques civils européens se trouvent face à un concurrent américain unique qui détient 70% du marché mondial. Il faudra mettre en place un partenariat plus étroit entre les constructeurs, les chercheurs et les utilisateurs finaux.
L'Union européenne a un rôle-clé à jouer dans ce sens, et elle s'est donc engagée à augmenter ses dépenses dans le domaine de la recherche. Le Cinquième Programme-cadre concentrera exclusivement son action sur quelques thèmes et objectifs déterminés afin d'atteindre la "masse critique" dans les secteurs stratégiques. Ce programme ne peut pas résoudre à lui seul les graves problèmes de croissance, de compétitivité et d'emploi que connaît l'Europe. Néanmoins, il peut aider la recherche industrielle à jouer le rôle qui lui incombe et à renforcer l'impact positif des progrès scientifiques et technologiques.
"Selon une étude effectuée dans neuf pays européens, 86% des chefs d'entreprise européens attendent avec impatience les bénéfices de la libéralisation des télécoms, et ils sont presque aussi nombreux à déclarer que la libéralisation bénéficiera à leur entreprise.
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En octobre dernier, la Commission européenne acceptait une Recommandation du Commissaire Martin Bangemann (Télécommunications) sur les prix demandés par les opérateurs en télécommunications pour la livraison d'appels entre leurs services respectifs (interconnexions), applicables après la libéralisation du marché des télécommunications de l'UE, le premier janvier.
Ces frais d'interconnexions constituent l'un des coûts les plus importants que devront assumer les nouveaux arrivants sur le marché des télécommunications (40% des coûts de certains opérateurs consistent en paiements aux opérateurs établis). La Recommandation préconise un prix correspondant à la "meilleure pratique actuelle", celle des trois Etats membres pratiquant les prix d'interconnexions les plus bas, qui sont généralement 2 à 3 fois moins élevés que ceux que certains opérateurs avaient proposés au départ.
La conséquence la plus importante de cette mesure sera la réduction du coût d'entrée sur le marché pour les nouveaux opérateurs, mais la Recommandation ouvre également la voie à la réduction du coût des appels entre les téléphones mobiles et les réseaux fixes, et du coût des appels longue distance entre les Etats membres de l'Union.
Ces directives sur les prix ne sont pas contraignantes, mais elles s'ajoutent au principe contraignant selon lequel les opérateurs de réseaux fixes doivent fournir des interconnexions à leurs réseaux à un prix fondé sur les coûts. Elles visent à attirer l'attention des autorités réglementaires nationales sur la nécessité de mener des investigations complémentaires lorsque les opérateurs proposent des prix situés en dehors des marges recommandées.
"Pour un nouvel arrivant sur le marché européen libéralisé des télécommunications, l'interconnexion est un point essentiel", affirme M. Bangemann. "C'est le seul moyen d'atteindre les consommateurs connectés aux réseaux téléphoniques existants. Le prix de l'interconnexion jouera un rôle déterminant dans le développement de la concurrence et de la sélection au sein de l'UE. Cette Recommandation est un signal clair destiné au marché, qui indique que la Commission souhaite que les prix d'interconnexions en Europe soient très compétitifs."
Etant donné que les télécommunications coûtent plus cher aux consommateurs et aux industries en Europe qu'aux Etats-Unis, et vu l'importance croissante de la Société de l'information en tant que source de croissance et d'emplois, le nouveau régime des télécommunications en Europe devrait avoir un impact significatif sur tous les niveaux de l'industrie.
Un bilan des progrèsEn octobre dernier, les commissaires Bangemann et van Miert (Concurrence) se disaient globalement satisfaits des progrès réalisés sur la voie de la libéralisation. Mais dans certains Etats membres, la loi communautaire était encore mal appliquée dans la pratique, alors même qu'elle avait été fidèlement transposée dans les mesures nationales.En effet, la Commission avait reçu des rapports faisant état de délais prolongés pour l'octroi des licences, de prix prohibitifs pour obtenir ces licences et de tarifs d'interconnexion qui reposaient sur des réductions de prix anti-compétitives. Elle annonça donc qu'elle engagerait des poursuites contre la Belgique, le Danemark, l'Allemagne, la Grèce, l'Italie, le Luxembourg et le Portugal. Neuf des dix Etats membres sommés de supprimer les droits spéciaux et exclusifs sur l'accès au marché de la téléphonie vocale pour le premier janvier 1998 ont adopté les mesures nécessaires. En Belgique, un avant-projet de mesures a été rédigé. La Grèce, l'Espagne, l'Irlande, le Portugal et le Luxembourg ont bénéficié d'une dérogation sur l'échéance d'application, et quatre autres Etats membres ont supprimé les droits spéciaux et exclusifs avant l'échéance prévue. Début 1998, la Commission présentera un bilan actualisé de la situation en se fondant sur ses prochains contacts bilatéraux avec les Etats membres. |
![]() Le troisième Appel à propositions pour le programme de recherche Biotechnologie a suscité 391 propositions, parmi lesquelles 96 ont été sélectionnées en avril 1997, ce qui représente un financement total de 113,6 MECU. 41% de ces nouveaux projets associent une PME. Environ un sixième des participants au programme sont issus de l'industrie. La pénétration industrielle - la proportion de projets associant au moins une entreprise - a maintenant dépassé les deux tiers, ce chiffre ayant sensiblement augmenté (de 57% à 77%) entre le premier et le troisième Appel. Le quatrième et dernier Appel du programme, qui s'est clôturé en octobre dernier, a reçu 572 propositions. |
Par rapport aux Etats-Unis, l'Europe affiche des résultats médiocres en matière de financement des PME innovantes sur le plan technologique. Cela est vrai dans tous les domaines d'activité, et particulièrement dans les premières phases de développement d'un produit ou d'un procédé de fabrication. Le problème est particulièrement pointu dans le secteur de la biotechnologie où les petites entreprises dynamiques et innovantes, souvent créées par des chercheurs universitaires, ont eu d'énormes difficultés à obtenir les capitaux, l'assistance et le conseil nécessaires durant la première phase de leur développement.
On a pourtant assisté à une croissance rapide de la demande de produits et de procédés reposant sur les recherches en biotechnologie. On estime qu'en l'an 2000 ce secteur créera 200 000 nouveaux emplois dans le monde, principalement dans les domaines de la santé et de l'environnement, et qu'il représentera des ventes annuelles d'une valeur de 100 000 MECU.
Cependant, l'industrie de la biotechnologie européenne accuse aujourd'hui un retard considérable par rapport à ses concurrents américains. Dans ce secteur, l'emploi en Europe ne représente que 23% de l'emploi aux Etats-Unis, et même moins (16%) si l'on considère l'ensemble de la population. En outre, la valeur des ventes de "bioproduits" est dix fois plus élevée aux Etats-Unis qu'en Europe.
L'objectif principal du Forum est de développer des liens plus étroits entre les investisseurs et la communauté scientifique et industrielle des chercheurs et des "sociétés sur campus". Ce rapprochement devrait conduire à une meilleure capitalisation et à l'adoption d'une approche plus favorable à l'esprit d'entreprise. L'une et l'autre sont essentielles pour que l'industrie de la biotechnologie européenne tire pleinement parti de son potentiel.
En annonçant la création du forum, Edith Cresson a souligné le fait que le fossé séparant les financiers et la communauté de RDT en Europe est encore trop large. "Développer de nouvelles technologies est une chose, a-t-elle déclaré, assurer leur diffusion et leur application en est une autre. Il est essentiel que l'on donne à nos entreprises la possibilité d'atteindre cette deuxième étape si nous voulons que l'Europe bénéficie de la croissance économique et de la création d'emplois qui en résultera. Nous espérons que ce forum développera les liens entre les chercheurs en biotechnologie et les investisseurs potentiels, en particulier les fonds de capital-risque."
Elle portera sur la situation de la biotechnologie en Europe, sur les besoins financiers de ce secteur, sur les tendances de la recherche de pointe, les besoins en matière de formation et d'enseignement, les outils financiers, l'esprit d'entreprise, la présentation de douze sociétés, etc.
Le président de EASD, M. Didier Duhem, estime que ce secteur a un bel avenir devant lui. "L'Europe dispose à présent de marchés financiers pan-européens, tels que le NASDAQ, qui permettent un financement approprié des firmes biotechnologiques. Les marchés ont démontré qu'ils peuvent lever de nouveaux fonds pour les entreprises et offrir aux investisseurs de capital-risque les retours sur investissement nécessaires, qui pourront à leur tour être investis dans de nouvelles sociétés. Plus rien n'empêche l'industrie de la biotechnologie européenne de bénéficier des mêmes niveaux de financement que son concurrent américain."
Contact:
S. Hogan, DG XII/E Unité Biotechnologie
Fx. +32 2 299 18 60
E-m. stephane.hogan@cec.eu.int
http://europa.eu.int/comm/dg12/index.html
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