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L'Union européenne promeut très activement la qualité de l'éducation et de la formation des écoliers, des étudiants, des apprentis et des jeunes volontaires à travers l'Europe - en accélérant, par exemple, la reconnaissance transfrontalière des qualifications et en stimulant l'adoption de méthodes et de technologies d'apprentissage de pointe. Toutefois, ce dossier examinera plus spécialement le soutien que l'Union apporte à l'éducation et à la formation dans les domaines de la recherche, du développement technologique et de l'innovation.
Pénurie de qualifications
La position dominante de l'Europe sur les marchés porteurs de demain exige une infrastructure scientifique solide, édifiée par des chercheurs professionnels hautement qualifiés et collaborant dans le cadre de réseaux transnationaux performants.
En bref
L'UE soutient un large éventail d'activités d'éducation et de formation.
- Les programmes dirigés par la DG XXII (éducation, formation et jeunesse), sont notamment Leonardo da Vinci (formation professionnelle), Tempus (études supérieures), Socrates (coopération dans l'éducation), et deux programmes consacrés à la jeunesse. Un nouveau programme sera lancé en 2000.
- Le programme Potentiel humain du 5e Programme-cadre, dirigé par la DG XII (recherche), soutient les réseaux de formation à la recherche et les bourses Marie Curie, ces dernières étant également proposées par chacun des programmes de recherche spécifiques.
- Le Centre commun de recherche de la Commission gère son propre système de bourses de formation et propose des bourses aux jeunes chercheurs désirant suivre une formation dans ses instituts.
- Le programme Innovation finance un nombre limité de projets pilotes visant à encourager et à diffuser les bonnes pratiques de formation à la gestion d'entreprise pour les chercheurs.
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Dans l'immédiat, nombre d'industries basées sur la technologie sont déjà confrontées à de graves pénuries de qualifications. Les dépenses de l'Europe dans son ensemble sont à présent plus importantes dans les technologies de l'information et des communications que dans les secteurs de l'acier, de l'automobile et de l'aviation conjugués. Pourtant, le secteur européen des TIC ne parvient pas à trouver suffisamment de personnel qualifié, et aura besoin d'au moins 1,5 million de nouveaux spécialistes rien qu'au cours des cinq prochaines années.
Enfin, comme cela a été souligné lors du premier Forum européen des entreprises innovantes qui s'est tenu à Vienne en novembre dernier(1), l'Europe doit renforcer ses compétences et son dynamisme dans le domaine de la création d'entreprises si elle souhaite exploiter pleinement ses réalisations scientifiques. Les institutions de recherche universitaires devraient développer leurs liens avec l'industrie et encourager leur personnel à travailler dans une optique plus commerciale - aussi bien en s'associant à des sociétés existantes qu'en créant leurs propres entreprises.
Etendre les ressources
Les actions communautaires dans les domaines de l'éducation, de la formation et de la jeunesse pour la période 2000-2006 porteront principalement sur cinq types de mesures. Celles-ci viseront à favoriser en Europe la mobilité transnationale des écoliers, des étudiants, des stagiaires et des professeurs; à créer des réseaux transnationaux européens pour faciliter l'échange d'expériences et de bonnes pratiques; à encourager la compréhension des différentes langues et cultures européennes; à promouvoir l'innovation au moyen de projets pilotes d'élaboration et de mise en oeuvre de systèmes d'enseignement et de programmes de formation; et à développer l'information comparative dans ce domaine à travers l'Europe.
En fin 1999, Leonardo da Vinci - le programme de formation professionnelle initiale - aura soutenu le placement et l'échange transnational de 170 000 jeunes. La deuxième phase du programme, dont le budget a augmenté, commencera en 2000.
(1) Voir le numéro spécial de décembre 1998, et "Des modèles pour une Europe de l'innovation", numéro 1/99.
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