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by Édith Cresson Membre de la Commission responsable de la recherche, l'innovation, l'éducation, la formation et la jeunesse. |

Une Europe de la connaissance
our une très large part, la prospérité de l'Europe dépendra de la place qu'elle saura donner à l'éducation et la formation. Il s'agit d'un investissement essentiel, non seulement parce qu'il permettra aux jeunes d'accéder à des emplois de qualité et à un épanouissement personnel, mais également parce qu'il est, plus que jamais, la clé de la compétitivité de notre industrie. Nous nous trouvons aujourd'hui confrontés à une situation paradoxale. Alors que le chômage est un problème majeur dans l'ensemble des pays européens, nous constatons que le développement de nombreux secteurs de haute technologie, basés sur la connaissance, est freiné par d'importantes pénuries de compétences. Ce sont pourtant ces secteurs qui sont actuellement, et pour longtemps, les moteurs les plus puissants de la croissance économique mondiale. Il est donc clair qu'il nous faut consentir des efforts plus importants que par le passé à l'éducation et à la formation des jeunes, ainsi qu'à la mise à jour de leurs qualifications tout au long de leur vie professionnelle. C'est également de nos politiques de formation que dépend le niveau de réalisation scientifique sur laquelle repose notre capacité d'innovation technologique. Le marché unique européen de l'emploi et la nature même des technologies nouvelles modifient la dimension des problèmes qui nous sont posés. Cette évolution nous met devant de nouveaux défis en même temps qu'elle nous offre de nouvelles opportunités de développement. Elle réclame que nous soyons capables d'agir plus que jamais au niveau européen. C'est dans cet esprit que le programme Leonardo, pour la formation professionnelle, et le programme pour la formation et mobilité des chercheurs ont été conçus. Je suis déterminée à m'appuyer sur le succès de ces initiatives pour contribuer à la création, dans les prochaines années, d'une véritable Europe de la connaissance. Une Europe dans laquelle la libre circulation des compétences, le libre mouvement des femmes et des hommes, avec leurs qualifications professionnelles, permettront au monde de la recherche et aux entreprises, dans toutes les régions de l'Union, de disposer des ressources humaines dont ils ont besoin.
Édith Cresson |