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Juillet 1999

 
Programmes et Projets

CENTRE COMMUN DE RECHERCHE

 


Sécurité aérienne : le facteur humain

 
    Les unités les moins connues du Centre commun de recherche assistent également ce dernier dans l'accomplissement de sa mission : mettre les résultats de ses recherches de pointe à la disposition de l'industrie européenne(1).

C

'est celui de gau..., celui de droite". "Okay, ralentis-le." En janvier 1989, alors que ces paroles précipitées venaient d'être échangées à l'intérieur du cockpit, l'avion immatriculé G-OBME s'écrasa sur l'autoroute M1 près de Kegworth, au Royaume-Uni, tuant 47 passagers. Au lieu du moteur gauche endommagé, c'est celui de droite que l'équipage avait coupé, causant ainsi une perte de puissance désastreuse.


Le cours de gestion des équipages de la compagnie Alitalia confronte les pilotes aux problèmes rencontrés en vol dans des situations de stress en utilisant des reconstitutions d'accidents réels.

Une reconstitution détaillée de cet accident constitue la base d'une formation multimédia interactive suivie par les pilotes dans le cadre d'une formation en gestion des équipages (crew resource management - CRM) d'une durée de trois jours. Cette formation a été élaborée pour la compagnie aérienne Alitalia par le laboratoire d'étude des facteurs humains de l'Institut des systèmes, de l'informatique et de la sûreté (ISIS), sur le site du Centre commun de recherche de la Commission européenne à Ispra.

"Nos travaux sur les aspects humains de la sécurité ont débuté au lendemain des incidents nucléaires survenus à Three-Mile Island et à Tchernobyl", explique M. Carlo Cacciabue, qui dirige le laboratoire. "Nous avons approfondi notre compréhension du mode de communication et du comportement humain dans des conditions de stress. Nous avons utilisé ces connaissances pour concevoir des interfaces, des procédures de contrôle, des systèmes d'évaluation de la sécurité, des formations et des procédures d'investigation à la suite d'un accident".

Cette conception a été appliquée depuis dans le domaine du transport aérien, et plus récemment, dans ceux du déminage et de l'emploi des personnes moins valides. "Le premier devoir institutionnel du CCR est de servir la Commission européenne", explique M. Cacciabue. "Mais nous collaborons également à des projets de recherche en collaboration et nous travaillons comme consultants pour des clients du secteur industriel. Alitalia nous a demandé d'élaborer un cours en nous basant sur une analyse approfondie de la culture de la sécurité en vigueur dans leur entreprise".

(1) Voir également "Prêcher par l'exemple" et "En Bref".

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