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IS-EEUROPE

Programme de suivi

IS-EEUROPE 2005
Le but du présent plan d'action est de définir les mesures nécessaires pour que les objectifs fixés lors du Conseil européen de Lisbonne puissent être atteints. A l'origine, l'initiative eEurope a recensé dix domaines dans lesquels une action à l'échelon européen apporterait une valeur ajoutée. Pour le présent plan d'action, les principaux domaines d'action ont été réexaminés sur la base des conclusions du Conseil européen de Lisbonne et des nombreuses réactions reçues. En conséquence, les actions ont été regroupées autour de trois objectifs clés:
_un Internet moins cher, plus rapide et sûr;
_investir dans les hommes et les compétences;
_stimuler l'utilisation de l'Internet.

Résumé

Le Conseil européen qui s'est tenu à Lisbonne les 23 et 24 mars 2000 a fixé pour l'Europe un objectif ambitieux: devenir l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde. Il a reconnu la nécessité urgente pour l'Europe d'exploiter rapidement les possibilités offertes par la nouvelle économie, et notamment l'Internet. Pour y parvenir, les chefs d'Etat et de gouvernement ont invité le Conseil et la Commission à établir "... un Plan global d'action eEurope (...) en appliquant une méthode ouverte de coordination fondée sur l'évaluation des performances des initiatives nationales et en s'appuyant sur l'initiative eEurope récemment présentée par la Commission et sur sa communication intitulée "Stratégies pour l'emploi dans la société de l'information". La Commission européenne a lancé l'initiative eEurope en décembre 1999, afin de mettre l'Europe en ligne. Pour compléter cette initiative, elle a également présenté une communication intitulée "Stratégies pour l'emploi dans la société de l'information" en janvier 2002. Les grandes orientations des politiques économiques dressent le contexte de la politique économique, en insistant sur la nécessité du bon fonctionnement des marchés des capitaux et d'une concurrence accrue sur les marchés de produits afin de stimuler l'innovation. L'initiative eEurope ayant reçu un accueil favorable de la part des Etats membres, du Parlement européen et des principaux acteurs, la Commission a présenté un rapport d'avancement au Conseil européen de Lisbonne de mars 2000. Les chefs d'Etat et de gouvernement se sont engagés à cette occasion à prendre un certain nombre de mesures, assorties d'échéances précises, afin de faire progresser eEurope. En réponse à cette approbation, la Commission a adopté un projet de plan d'action le 24 mai 2000. Ce projet a fait l'objet d'une discussion avec les Etats membres, en vue d'un accord du Conseil européen de Feira des 19 et 20 juin.

Sous-division

_Un Internet moins cher, plus rapide et sûr
-Un accès moins cher et plus rapide à l'Internet
-Un accès Internet rapide pour les chercheurs et les étudiants
-Sécurité des réseaux et des cartes à puce

_Investir dans les hommes et les compétences
-Faire entrer la jeunesse européenne dans l'ère numérique
-Travailler dans l'économie de la connaissance
-Participation de tous à l'économie de la connaissance

_Stimuler l'utilisation de l'Internet
-Accélérer le commerce électronique
-Pouvoirs publics en ligne: accès électronique aux services publics
-La santé en ligne
-Contenu numérique pour les réseaux mondiaux
-Systèmes de transport intelligents

Mise en œuvre

Le présent plan d'action est axé sur des actions clairement identifiables. L'analyse du développement de la "nouvelle économie" et de ses effets, détaillée dans les documents précédents et largement confirmée par le Conseil européen de Lisbonne, est considérée comme acquise. Le plan d'action met l'accent sur les solutions et se concentre sur ce qu'il faudrait faire, par qui, et dans quels délais. Trois méthodes seront utilisées pour atteindre les objectifs d'eEurope:
_Accélérer la mise en place d'un environnement législatif approprié - Une série de propositions législatives sont en cours de préparation et sont débattues à l'échelon européen. eEurope vise à accélérer leur adoption en fixant des échéances strictes à tous les acteurs concernés.
_Soutenir les nouvelles infrastructures et les nouveaux services en Europe - Les développements dans ce domaine dépendent avant tout des investissements du secteur privé. Cette activité peut bénéficier de l'intervention de fonds européens, mais l'action des Etats membres joue un rôle essentiel. Cette action ne doit bien sûr pas compromettre la discipline budgétaire.
_Appliquer la méthode ouverte de coordination et l'évaluation comparative des performances - Le but est de faire en sorte que les actions soient exécutées de manière efficace, produisent les effets escomptés et correspondent au niveau élevé d'exigence attendu dans tous les Etats membres. Ce processus sera totalement coordonné avec l'exercice général d'évaluation des performances qui accompagne le Conseil européen spécial de chaque printemps.%En ce qui concerne l'évaluation comparative des performances, un nombre restreint d'indicateurs eEurope seront définis par la Commission et les Etats membres avant la fin 2000. La collecte des données sera une tâche cruciale. Plusieurs initiatives de collecte de données statistiques liées à la nouvelle économie de la connaissance sont en cours aux niveaux national et international. Les données disponibles auprès d'Eurostat et des offices statistiques des Etats membres seront utilisées. Les associations de l'industrie et les consultants privés établissent également des statistiques relatives à la nouvelle économie. Toutefois, celles-ci ne couvrent pas tous les indicateurs pertinents, il est parfois difficile d'évaluer leur qualité et elles ne sont pas toujours comparables. Dans de tels cas, des enquêtes ou des études spécifiques permettront de compléter les données disponibles. Les résultats de cette collecte de données et du suivi de la réalisation des objectifs spécifiques d'eEurope seront présentés sur la page web d'eEurope.

La nécessité d'entreprendre des actions urgentes dans des délais serrés, dans des domaines essentiels pour la nouvelle économie, est l'un des principaux moteurs de l'initiative eEurope. L'approche du présent plan d'action consiste à se concentrer sur ces actions et à faire en sorte que les derniers obstacles à leur réalisation tombent rapidement. C'est pourquoi le plan d'action est axé sur une date essentielle - 2002 - à laquelle tous les objectifs devraient être atteints. Si l'Europe ne réussit pas à susciter rapidement les changements nécessaires, il sera trop tard pour atteindre les objectifs ambitieux arrêtés à Lisbonne.
La nouvelle économie est un développement mondial, en particulier l'Internet, de par sa nature multi-juridictionnelle, dans la mesure où ses contenus et ses services sont accessibles mondialement. Bien que eEurope ne contienne pas, en soi, d'actions spécifiques dans le domaine international, il aura des implications pour la politique extérieure de l'Union. Cela se reflète déjà dans la décision des pays d'Europe centrale et orientale (PECO), lors d'une récente conférence à Varsovie, d'établir un programme de travail pour mettre en oeuvre des actions dans le domaine de eEurope d'ici la fin 2000. L'initiative eEurope devrait également faire partie du processus d'élargissement de l'Union.
Les objectifs d'eEurope ne pourront être atteints que si les Etats membres, le Parlement européen et la Commission européenne sont prêts à s'engager à mettre en oeuvre le présent plan d'action et à procéder à la réévaluation des priorités que cela implique. Aucun Etat ne peut se permettre de relâcher ses efforts, quelle que soit son avance par rapport aux autres. Une eEurope à deux vitesses doit être évitée à tout prix. Chaque Etat membre doit être disposé à se fixer de nouvelles priorités, à mettre à disposition les fonds nécessaires, et à surmonter les obstacles pour atteindre les objectifs. Chacun devra attirer l'attention de sa population sur les possibilités nouvelles des technologies numériques pour aider à assurer une société de l'information réellement inclusive. Seule une action volontariste menée immédiatement peut permettre d'éviter l'exclusion numérique au niveau européen.
Numéro d'enregistrement: 801 / Dernière mise à jour le: 2004-03-03