Service Communautaire d'Information sur la Recherche et le Développement - CORDIS

FP7

Wild Scope Résultat en bref

Project ID: 627320
Financé au titre de: FP7-PEOPLE
Pays: Pays-Bas

Une nouvelle méthode de détection virale dans les animaux sauvages

Les déplacements animaux, vectoriels et pathogéniques ainsi que les altérations du paysage faunique entraînent l'émergence des maladies infectieuses. Leur détection requiert le développement de méthodes de diagnostic précises et sensibles qui peuvent être aisément appliquées.
Une nouvelle méthode de détection virale dans les animaux sauvages
Une proportion importante des maladies infectieuses émergentes (MIE) de nature zoonotique provient de la faune sauvage. Les pays ayant des mesures de surveillance pathologique de leurs populations d'animaux sauvages ont plus de chances de détecter les MIE et d'appliquer des mesures d'intervention à temps. À l'heure actuelle, les méthodes de détection virale des échantillons prélevés sur des animaux sauvages s'appuient sur la sérologie, l'immunohistochimie, ou des méthodes d'ADN comme la réaction en chaîne par polymérase (PCR).

La portée du projet WILD SCOPE (Early detection of emerging viruses by next generation in situ hybridization), financé par l'UE, était de développer une méthodologie adaptée pour les programmes de prélèvement sur des animaux sauvages. Pour cela, ils ont adopté la technique d'hybridation in situ (ISH) du nom de RNAscope® pour la détection précoce des virus dans des tissus fixés au formol et inclus dans la paraffine (FFIP) à partir de prélèvements provenant d'animaux sauvages. Cette méthode a permis la caractérisation de profils de multiples transcriptions d'ARN messager à l'échelle cellulaire, et a facilité la détection des gènes en copie unique.

L'équipe WILD SCOPE a sélectionné deux virus sur la base de leur pertinence épidémiologique, principalement le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) chez les dromadaires (Camelus dromedarius) et l'hépacivirus du campagnol roussâtre (Myodes glareolus). L'hépacivirus a été retenu pour son potentiel de servir de modèle de rongeur pour l'infection par le virus de l'hépatite C (VHC) chez l'homme.

Pour le MERS-CoV, les chercheurs ont analysé les tissus FFIP des voies respiratoires de chameaux dans les zoos en Europe continentale et des dromadaires sauvages vivants en liberté dans les Îles Canaries et au Maroc. Les tissus ont été validés par PCR pour la présence de MERS-CoV, et ont été testés rétrospectivement pas la méthode d'ISH de RNAscope®. Pour l'hépacivirus, les chercheurs ont développé une nouvelle sonde pour étudier les similitudes de l'infection hépatique du VHC sur l'homme.

Dans l'ensemble, la méthode RNAscope® offre de nombreux avantages comparés aux techniques existantes pour la surveillance pathologique des populations d'animaux sauvages. La technique peut être appliquée aux sections de tissus FFIP, qui sont facilement transportés et stockés sans danger ou contrainte thermique. La mise en application de cette technique devrait aider les pays européens à se protéger contre l'intrusion d'agents pathogènes émergents.

Informations connexes

Mots-clés

Maladies infectieuses émergentes, hybridation in situ, MERS, coronavirus, hépacivirus
Numéro d'enregistrement: 175280 / Dernière mise à jour le: 2016-03-08
Domaine: Biologie, Médecine