Service Communautaire d'Information sur la Recherche et le Développement - CORDIS

FP7

SRLUNG Résultat en bref

Project ID: 303723
Financé au titre de: FP7-PEOPLE
Pays: Grèce

Revoir le diagnostic du cancer des poumons: le rôle des récepteurs stéroïdiens

Partout dans le monde, le cancer des poumons est le plus répandu et celui qui est diagnostiqué le moins tôt. La réévaluation des critères de diagnostic des différentes sous-catégories de cancer afin d'intégrer les récepteurs stéroïdiens devrait améliorer le traitement et le pronostic.
Revoir le diagnostic du cancer des poumons: le rôle des récepteurs stéroïdiens
Le sexe semble être un facteur déterminant de l'impact du cancer des poumons, de son histologie, son évolution, la réponse thérapeutique et le pronostic. Cela suggère un rapport possible avec les hormones stéroïdiennes, notamment en ce qui concerne le traitement hormonal substitutif et les stratégies de contraception adoptées par la majorité des femmes.

Par ailleurs, étant donné que les poumons sont la proie de prédilection des métastases des cancers de la prostate et du sein, le profilage des récepteurs stéroïdiens pourrait différencier le diagnostic des tumeurs primaires du poumon à partir de foyers métastatiques. C'est dans ce contexte que le projet SRLUNG (Steroid receptors in non-small cell lung cancer: Diagnostic, prognostic and therapeutic implications) a vu le jour. Grâce aux fonds de l'UE, les chercheurs ont tenté d'analyser le pronostic, le diagnostic et l'intérêt thérapeutique des récepteurs œstrogéniques (ER) pour le cancer bronchopulmonaire non à petites cellules (CBNPC).

À cette fin, les chercheurs ont utilisé une étude immunohistochimique multi-épitopique et une méta-analyse du transcriptome à partir de sondes ER multiples sur un ensemble de tumeurs CBNPC. Les résultats ont montré que les ERa sauvages se trouvaient dans seulement 10 % des cas, alors que les variantes étaient plus répandues dans les tumeurs.

Dans les poumons, les ER se trouvaient dans les compartiments cellulaires extra-nucléaires, suggérant ainsi d'autres mesures par rapport aux organes endocriniens. À la différence des poumons normaux, l'expression du Era CBNPC dépendait de l'histologie de la tumeur et non du sexe. Par ailleurs, le CBNPC exprimait des ER non codés par le gène Esr1, alors que le profil d'expression d'autres types de cancer du poumon tels que l'adénocarcinome ou le carcinome épidermoïde divergeait.

Dans leur globalité, ces observations montrent que les récepteurs stéroïdiens sexuels du CBNPC opèrent différemment des néoplasmes endocriniens. Il s'agit là d'un aspect crucial pour le diagnostic différentiel des masses cancéreuses des poumons d'origine inconnue. De plus, cela pourrait permettre la mise en œuvre de nouveaux marqueurs biologiques et de nouvelles cibles thérapeutiques.

Informations connexes

Mots-clés

Cancer des poumons, récepteurs stéroïdiens, sexe, cancer bronchopulmonaire non à petites cellules, récepteurs des œstrogènes
Numéro d'enregistrement: 181036 / Dernière mise à jour le: 2016-04-14
Domaine: Biologie, Médecine