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FP7

Mollusc evolution Résultat en bref

Référence du projet: 301668
Financé au titre de: FP7-PEOPLE
Pays: Espagne

L'évolution des coquillages contre leurs prédateurs

Une étude financée par l'UE a testé différentes hypothèses sur ce qui contrôle les microstructures que l'on retrouve dans les coquilles de mollusques et la manière dont les coquilles ont évolué pour protéger leurs propriétaires des prédateurs.
L'évolution des coquillages contre leurs prédateurs
L'objectif du projet MOLLUSC EVOLUTION (Changes in mollusc shell microstructure through time) était de combler les lacunes existantes dans nos connaissances sur l'histoire précoce de la coquille de mollusque et de sa relation avec les améliorations liées à l'évolution chez les premiers prédateurs océaniques.

Les chercheurs ont utilisé la microscopie électronique à balayage pour prendre des photographies détaillées de 50 mollusques remarquablement bien conservés, dont certains datent de la période du Cambrien inférieur, il y a environ 540 millions d'années. Une base de données sur les microstructures de coquilles de mollusques du Paléozoïque a également été créée pour mieux identifier les motifs qui caractérisent les coquilles.

Les images et la base de données ont permis aux chercheurs de tester des hypothèses concernant le contrôle de la biominéralisation chez les premiers mollusques. Un exemple est de savoir si la prédation ou l'eau de mer exerçaient le contrôle le plus important sur la nature et l'organisation des minéraux au sein de la coquille.

De nouvelles données indiquent que la plupart des mollusques du Cambrien inférieur et moyen avaient beaucoup de calcite dans leurs coquilles, contrairement aux coquilles modernes dans lesquelles l'aragonite est beaucoup plus courante. Cela est dû au fait que les espèces fossiles ont vécu à l'époque des mers de calcite dans lesquelles la calcite était le principal précipité de carbonate de calcium marin inorganique.

Ces résultats sont en accord avec l'hypothèse selon laquelle la chimie de l'eau salée exerçait une influence majeure sur les minéraux utilisés pour construire les premières coquilles de mollusques. De plus, les mollusques de la période du Cambrien tendaient à avoir des composants organiques plus épais dans la coquille. Le résultat était une coquille plus souple que celle des mollusques modernes, probablement parce que les prédateurs de l'époque étaient dépourvus de griffes ou de dents solides.

Il a été observé que les fossiles de la période suivante de l'Ordovicien (il y a environ 450 millions d'années) avaient des coquilles avec une couche minérale relativement épaisse. De plus, certaines lignées contenaient du nacre. Cela est cohérent avec l'hypothèse selon laquelle la résistance des mollusques a augmenté lors de la Grande biodiversification ordovicienne avec la croissance significative de l'intensité de la prédation.

La conservation précise du nacre dans les fossiles ordoviciens a permis une comparaison avec différents groupes de fossiles qui en contiennent, notamment des gastropodes, des céphalopodes, des bivalves et des monoplacophores. Ces comparaisons ont permis de tester l'hypothèse selon laquelle le nacre est apparu de manière indépendante dans les différents groupes de mollusques, ce qui suggère une prédation croissante au cours du Cambrien-ordovicien.

Les résultats du projet MOLLUSC EVOLUTION permettront aux chercheurs de développer et de tester à l'avenir de nouvelles hypothèses liées aux contrôles et à l'évolution des coquilles de diverses lignées de mollusques anciens.

Informations connexes

Mots-clés

Prédateurs, coquilles de mollusques, microstructure de coquille, Cambrien, biominéralisation, calcite, nacre
Numéro d'enregistrement: 181074 / Dernière mise à jour le: 2016-04-21
Domaine: Environnement