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De nouveaux outils thérapeutiques pour la maladie de Parkinson

La thérapie cellulaire est une option prometteuse pour le traitement de la maladie de Parkinson. Des chercheurs financés par l'UE ont développé des outils moléculaires dans un effort visant à traduire cette approche en réalité.
De nouveaux outils thérapeutiques pour la maladie de Parkinson
La maladie de Parkinson est le résultat d'une dégénérescence et de la mort de neurones producteurs de dopamine dans le mésencéphale. Remplacer les anciennes cellules nerveuses dopaminergiques par des neurones embryonnaires humains pouvant différencier et compenser le manque de dopamine serait une option thérapeutique idéale.

Jusqu'à présent, la réaction du patient à la transplantation était variable et dans certains cas conduisait à un manque de coordination et à des spasmes. Des essais plus approfondis sont nécessaires de toute urgence mais on manque de neurones dopaminergiques embryonnaires.

Des stratégies et sources alternatives de neurones devant être exploitées, le projet DOPANEW (Dopaminergic neurons for cell therapy in Parkinson's disease) s'est intéressé à deux populations cellulaires productrices de dopamine. Dans le prosencéphale des mammifères, les chercheurs ont analysé les changements moléculaires qui s'opèrent pendant la différenciation. Dans un mélange de cellules embryonnaires, ils ont développé de nouvelles stratégies visant à accroître la proportion de neurones dopaminergiques.

L'équipe du projet DOPANEW a étudié l'expression génique de l'ARN à partir des lignées dopaminergiques et GABARergiques dans le prosencéphale et produit un vaste ensemble de données d'expression génique. Il est désormais disponible sur un site web spécialisé pour tous les utilisateurs.

Des études fonctionnelles portant sur les gènes principaux décelés ont identifié de nombreux répresseurs du sort dopaminergique. L'inactivation génétique de certains de ces facteurs (facteurs de transcription Zic1 et Zic2) a donné lieu à d'innombrables neurones dopaminergiques. Parmi les autres répresseurs figuraient Vax1 et la famille des microARN miR-7a et miR-200, qui sont impliqués dans la différenciation neuronale adulte.

Lorsque les chercheurs se sont penchés sur la différenciation, ils ont identifié des marqueurs pour les sous-populations de neurones dans le mélange, la protéine principale étant la protéine associée à l'intégrine (IAP). En triant ces cellules, ils ont découvert que les cellules non pluripotentes se différenciaient en des neurones dopaminergiques matures. Par ailleurs, une fois transplantées, les cellules ont donné lieu à un rétablissement fonctionnel chez les rats.

Les résultats de la recherche DOPANEW indiquent que les outils moléculaires développés pourraient différencier certaines populations de neurones dans le prosencéphale, la base de la thérapie de transplantation pour les patients atteints de la maladie de Parkinson. Le tri à l'aide de marqueurs comme IAP promet d'être un outil clé pour la production de produits de thérapie cellulaire pour la maladie de Parkinson.

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Mots-clés

Thérapie cellulaire, maladie de Parkinson, outil moléculaire, dopamine, DOPANEW
Numéro d'enregistrement: 190534 / Dernière mise à jour le: 2016-11-11
Domaine: Biologie, Médecine