Service Communautaire d'Information sur la Recherche et le Développement - CORDIS

L'interaction des protéines dans la dégénérescence nerveuse

Le fait de comprendre pourquoi des patients atteints de certaines maladies neurodégénératives présentent un risque plus élevé d'en avoir d'autres est essentiel pour leur pronostic et leur traitement. Une étude européenne a apporté de solides preuves moléculaires sur les causes de cette situation.
L'interaction des protéines dans la dégénérescence nerveuse
L'agglomération de protéines est le signe de diverses maladies neurodégénératives comme celles d'Alzheimer et de Parkinson. Les protéines amyloïdes ß et tau forment des amas dans la première maladie, et on constate une agglomération d'a-synucléine dans la seconde. Des preuves récentes montrent une synergie entre les oligomères des protéines a-synucléine et tau, d'amyloïde-ß et tau, et d'a-synucléine et d'amyloïde ß. Les mécanismes de cette agglomération de deux protéines ne sont pas encore déterminés, pas plus que les domaines d'interaction entre ces protéines.

Le projet ABETAALPHASYNTAU (Insight into the synergistic interactions between Aß amyloid, a-synuclein and Tau), financé par l'UE, visait à comprendre le mécanisme d'interaction entre amyloïdes qui déclenche la maladie. Les chercheurs ont étudié les interactions entre divers oligomères, obtenant d'importantes informations sur les relations entre les maladies. Ils ont utilisé la modélisation moléculaire par informatique ainsi que des données expérimentales.

Les chercheurs ont découvert que le domaine NAC était important dans l'agglomération de l'alpha-synucléine dans la maladie de Parkinson, et ils ont étudié de près l'assemblage de cette molécule pour former des oligomères. En outre, à l'aide d'outils de modélisation, ils ont découvert des états polymorphes et divers types d'interactions entre les oligomères d'amyloïdes.

Les informations générées par le projet ont posé les bases pour expliquer comment les patients atteints de la maladie d'Alzheimer présentent un risque de développer la maladie de Parkinson, et réciproquement. Elles pourraient aussi conduire à comprendre le risque plus élevé qu'ont les patients atteints de diabète de type 2 d'être atteints des maladies d'Alzheimer ou de Parkinson.

Informations connexes

Mots-clés

Neurodégénérescence, agglomération de protéines, maladies d'Alzheimer, maladie de Parkinson, amyloïde ß, tau, alpha-synucléine, ABETAALPHASYNTAU, domaine NAC
Numéro d'enregistrement: 190910 / Dernière mise à jour le: 2017-01-23