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Les secrets des étoiles jeunes et de celles en fin de vie

Les étoiles sont des réacteurs nucléaires qui engendrent de nouveaux éléments, essentiels à la formation de nouvelles étoiles. Des astronomes financés par l'UE ont utilisé des télescopes perfectionnés pour mieux comprendre les processus de perte de masse.
Les secrets des étoiles jeunes et de celles en fin de vie
Une étoile passe la majeure partie de sa vie dans la séquence principale. Durant cette période, la fusion nucléaire au sein de l'étoile entretient un équilibre hydrostatique, s'opposant à la gravité et empêchant l'étoile de s'effondrer. Lorsque le combustible nucléaire a été consommé dans le cœur, la structure de l'étoile se modifie vers un nouvel équilibre.

Les étoiles dont la masse est voisine de celle du Soleil évoluent vers des géantes rouges, qui éjectent beaucoup de masse. Ces éjections finissent par laisser un noyau pratiquement nu et très chaud, ce qui ionise le gaz éjecté. L'enveloppe est éjectée symétriquement autour de l'étoile, l'astre ressemble donc à une planète dans un petit instrument d'observation, d'où le nom de «nébuleuse planétaire» donné à cette phase.

Le projet MAGNETIC AGB (Illuminating the role of magnetic fields around dying stars), financé par l'UE, s'est intéressé à la nébuleuse du Boomerang. Les chercheurs voulaient aussi mieux comprendre les éjections très importantes de R Sculptoris, une étoile en fin de vie sur la branche asymptotique des géantes.

Les géantes rouges comme R Sculptoris apportent une contribution majeure au gaz et à la poussière interstellaires, les matières premières de la formation de nouvelles générations d'étoiles. Grâce à leurs observations, les chercheurs de MAGNETIC AGB ont montré que les champs magnétiques avaient un rôle majeur dans la formation des étoiles.

Ils ont ainsi découvert une nouvelle sonde moléculaire des éjections énergétiques survenant à la fin de la vie d'une étoile. La détection d'une émission synchrotron par un jet stellaire a aussi apporté la preuve que les champs magnétiques sont directement impliqués dans la collimation des éjections qui façonnent les éjections d'étoiles.

Le rayonnement synchrotron est souvent détecté dans des jets relativistes émis par des noyaux actifs de galaxies ou des quasars. Le mécanisme de l'émission synchrotron implique une interaction entre des particules relativistes se déplaçant dans une zone soumise à un champ magnétique.

Les observations de jets synchrotrons à partir d'une étoile sur la branche asymptotique des géantes suggèrent que l'éjection et la collimation magnétiques sont des phénomènes courants. Les conclusions dégagées des observations ont été soutenus par des simulations magnétohydrodynamiques.

Le projet MAGNETIC AGB a fourni des preuves claires de l'importance des champs magnétiques pour expliquer les asymétries dans les protoétoiles et dans les nébuleuses planétaires jeunes. Cependant, l'origine du champ magnétique stellaire reste incertaine et fait l'objet d'autres recherches.

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Thèmes

Life Sciences

Mots-clés

Étoile en fin de vie, MAGNETIC AGB, formation d'étoile, émission synchrotron, éjections stellaires