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FP6

POX-GENE — Résultat en bref

Project ID: 18680
Financé au titre de: FP6-LIFESCIHEALTH
Pays: Pays-Bas

Contrôler le SIDA

Un projet financé par l'UE a réussi à développer une méthode qui permettra à terme, d'obtenir une vaccination thérapeutique et une protection des cellules humaines contre l'infection au VIH. Ces travaux annoncent peut-être une nouvelle ère avec un contrôle plus efficace et moins coûteux de ce virus mortel.
Contrôler le SIDA
Pour les personnes infectées par le VIH, il n'existe actuellement qu'un traitement véritablement efficace, la multithérapie antirétrovirale hautement active ou TAHRA. Malheureusement, TAHRA n'élimine pas totalement le virus et les traitements à vie ne sont pas toujours viables en raison des coûts élevés qui leur sont associés. Touchant des millions de personnes dans le monde, l'infection du VIH doit absolument être contrôlée avec des thérapies nouvelles. La nature de l'infection à VIH, VIH-1 en particulier, pose un grand nombre de défis pour le développement de vaccins basés sur le virus de la variole, une méthode qui semble par ailleurs prometteuse dans l'induction de la réponse immunitaire.

Le projet Pox-gene («A Combined Pox-virus/Lentiviral Vector System to Treat HIV Infection. Immunisation and direct in vivo gene transfer in T lymphocytes») a utilisé les connaissances actuelles et les progrès en bio-ingénierie pour créer un vecteur poxvirus capable de distribuer à l'organisme, des gènes inhibiteurs du VIH. L'équipe du projet a ainsi été en mesure de réaliser son objectif, utiliser le virus génétiquement modifié de la vaccine (un grand virus complexe, enveloppé d'une membrane) comme vecteur et s'en servir comme vaccin thérapeutique et comme transporteur in vivo de gènes.

Les vecteurs Pox créés par les partenaires du projet contiennent toutes les informations nécessaires à la production de vecteurs rétroviraux capables de délivrer un gène antiviral. Les scientifiques du projet ont de plus, créé un gène antiviral capable de protéger efficacement les cellules contre l'infection par le VIH. Les cellules T (lymphocytes T) naïves, mémoires et activées sont ainsi protégées par les particules transduites libérées in vivo.

Les chercheurs se sont également concentrés sur des travaux d'optimisation et de caractérisation de systèmes d'essai permettant d'évaluer leur approche in vitro et in vivo. Des travaux supplémentaires sont cependant encore nécessaires avant de pouvoir réaliser cet objectif.

Les résultats de ce projet auront un impact significatif sur notre gestion de l'infection à VIH et permettront de réduire les coûts en limitant la dépendance des patients aux multi-thérapies. Un fait essentiel à noter, le vecteur développé dans le cadre de ce projet est potentiellement applicable dans les pays en développement, ceux justement qui en auront le plus besoin.

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