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FP6

POLYGENE — Résultat en bref

Project ID: 18827
Financé au titre de: FP6-LIFESCIHEALTH
Pays: Islande

Les cancers du sein et de la prostate sont-ils héréditaires ?

Des chercheurs ont fait progresser notre connaissance sur les facteurs de risque potentiellement liés aux cancers du sein et de la prostate. Les travaux de ce projet ont permis de mieux comprendre comment des variantes génétiques pouvaient être utilisés pour reconnaitre les individus à haut risque.
Les cancers du sein et de la prostate sont-ils héréditaires ?
La recherche d'un terrain génétique spécifiquement lié au cancer est extrêmement difficile car la plupart des cancers sont multifactoriels. Les cancers du sein et de la prostate sont des maladies dont le facteur génétique est particulièrement important et qui bénéficient d'un taux de guérison élevé quand le diagnostic est précoce. Par conséquent, le dépistage des personnes à risque génétique élevé faciliterait une détection précoce et une diminution probable de la mortalité.

On estime que les facteurs génétiques contribuent à plus de 40% de la variation du risque pour le cancer de la prostate et à 27% pour le cancer du sein. Des études de liaisons génétiques des familles de cancer ont par exemple, identifié deux gènes suppresseurs de tumeurs fortement associés au cancer du sein, BRCA1 et BRCA2. On sait par contre très peu de choses sur les facteurs génétiques de risque pour le cancer de la prostate.

Le projet Polygene («Inherited risk of breast and prostate cancer»), financé par l'UE, a justement réalisé des études d'associations génétiques afin de déterminer les facteurs de risque favorisant l'émergence des cancers du sein et de la prostate. Les chercheurs ont utilisé l'approche génétique bien connue des études d'association pangénomiques pour découvrir les associations possibles entre certains polymorphismes de nucléotide simple (SNP, pour single nucleotide polymorphisms) et le risque de développer un cancer du sein ou de la prostate. Les chercheurs ont également développé en parallèle, les méthodes statistiques et bioinformatiques nécessaires à l'analyse des données génétiques et d'association.

Les chercheurs du projet ont réussi à identifier six variantes de risque pour le cancer de la prostate et quatre variantes pour le cancer du sein. L'intégration de ces variantes et d'autres dans les modèles de risque génétique suggère que des variantes de risque faibles pouvaient être utilisées pour estimer le risque de cancer.

L'intégration dans les tests génétiques des nouvelles variantes génétiques identifiées entrainera un accroissement de leur utilisation pour estimer le risque de cancer. En étudiant les bases génétiques du cancer, les chercheurs améliorent l'évaluation du risque de cancer et à terme, l'efficacité du dépistage systématique d'une population. De plus, les connaissances accumulées des voies biologiques impliquées dans les pathologies des cancers du sein et de la prostate permettent d'envisager le développement de thérapies plus efficaces.

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