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FP6

NANOSH — Résultat en bref

Project ID: 32777
Financé au titre de: FP6-NMP
Pays: Finlande

Les nanoparticules et la sécurité au travail

Un financement de l'UE a permis de conduire récemment une étude sur les effets de l'exposition aux nanoparticules les plus largement utilisées. Les résultats ont été collationnés et analysés pour servir de base à des réglementations en vue d'éviter des problèmes de santé, principalement sur le lieu de travail.
Les nanoparticules et la sécurité au travail
L'utilisation des nanotechnologies explose littéralement, apportant des solutions innovantes à tous les domaines industriels. Cependant, la taille très réduire (de 1 à 100 manomètres) des nanoparticules leur permet de pénétrer dans les cellules à travers la membrane. En outre, leur surface est très grande par rapport à leur volume, ce qui peut leur conférer des propriétés catalytiques.

L'impact des nanoparticules sur la santé reste largement inconnu, aussi le projet Nanosh («Inflammatory and genotoxic effects of engineered nanomaterials») s'est intéressé aux effets de l'exposition professionnelle, un souci majeur. Le projet a étudié les modifications génétiques néfastes, les inflammations pulmonaires et l'impact sur le système vasculaire.

Les chercheurs de Nanosh ont conçu des modèles pour caractériser les nanoparticules, un point important pour l'étude et l'enregistrement des résultats. Toutes les particules étudiées sont couramment utilisées: nanotubes de carbone, fullerènes, particules de métal ou d'oxydes métalliques, et points quantiques. Par la suite, plusieurs d'entre elles ont été incluses dans la base de données Nano Atlas of Europe.

Le projet Nanosh a conçu une stratégie pour évaluer l'importance de l'exposition aux nanoparticules, avec la logique pour déterminer la probabilité qu'un employé soit exposé à des nanopolluants de l'environnement. Il a également réalisé une base de données en accès libre conçue spécialement pour les données concernant le lieu de travail.

Les tests de génotoxicité ont montré que le dioxyde de titane est la cause de dommages oxydatifs sur l'ADN, et que les cellules mésothéliales sont plus sensibles aux modifications de l'ADN que les cellules de l'épithélium bronchique. La conduite de tests d'activation immunitaire sur cinq nanomatériaux suggère que l'inflammation résultant de l'exposition répétée des voies respiratoires au dioxyde de titane puisse être modulée et dépend de l'état allergique de la souris.

L'une des conclusions majeures du projet a été que le niveau d'inflammation pulmonaire semble également être associé à la nature de la chimie de surface. Les scientifiques de Nanosh ont donc souligné l'importance de prendre en compte les modifications du revêtement de surface lors de l'évaluation du risque, car ceci semble affecter le devenir des nanoparticules ainsi que leur activité biologique, in vivo comme in vitro.

Les travaux de Nanosh ont renforcé la base de connaissances nécessaires à une évaluation fiable de la sécurité de l'exposition aux nanoparticules courantes sur le lieu de travail. Cette évaluation est essentielle à la promotion et au développement des nanotechnologies.

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