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FP6

SIGMEA — Résultat en bref

Project ID: 501986
Financé au titre de: FP6-POLICIES

Coexistence entre cultures OGM et non OGM

L'introduction à grande échelle de cultures génétiquement modifiées en Europe nécessite une meilleure connaissance de ses conséquences et des autres domaines connexes. Un projet financé par l'UE a abordé la question de la faisabilité de cultures GM qui devront coexister avec les cultures conventionnelles et biologiques.
Coexistence entre cultures OGM et non OGM
L'Europe, contrairement à d'autres parties du monde, ne plante que quelques milliers d'hectares de plantes génétiquement modifiées (GM) chaque année. Des dispositions règlementaires européennes ont, au cours de la dernière décennie, renforcé l'évaluation préalable de ces cultures GM, établissant des règles de traçabilité et d'étiquetage et imposé une surveillance après commercialisation.

Pour sa part, la Commission européenne a établi le principe de coexistence entre les cultures génétiquement modifiées et les cultures conventionnelles (les agriculteurs ont la possibilité de choisir entre cultures biologiques, conventionnelles ou génétiquement modifiées, conformément aux obligations légales en la matière) et établi des directives définissant le cadre de cette coexistence.

Si l'on considère la perspective d'introduction de cultures génétiquement modifiées de manière durable, une question importante se pose: que faut-il prendre en compte pour que cette coexistence soit possible ? Le projet Sigmea («Sustainable introduction of GMO's into European agriculture») a tenté d'aborder ce problème en fournissant aux responsables politiques une information scientifique développant la mise en place d'une coexistence appropriée et les mesures de traçabilité qu'un tel système exigerait.

Les partenaires du projet Sigmea ont rassemblé les travaux passés et en cours traitant du flux génétique et de son impact environnemental. Ils ont également voulu générer des modèles de flux génétique au niveau du paysage afin d'établir dans un cadre scientifique, les méthodes et les outils qui permettront d'évaluer l'impact environnemental et économique de ces cultures GM. Cette approche devant également faciliter la gestion efficace de leur développement au sein des différents systèmes agricoles européens. Une série d'études de cas régionaux ont permis de concevoir et d'évaluer des scénarios de coexistence et les partenaires du projet ont mené à bien nombre de leurs objectifs principaux.

Ils ont par exemple rassemblé la plus grande collection de données en Europe traitant du flux génétique et de sa persistance. Une meilleure connaissance de cette question pourra être utilisée pour mettre en place une stratégie pratique de coexistence dans des cultures comme le colza, le maïs ou la betterave à sucre. Les chercheurs ont également établi une synthèse des données disponibles concernant l'impact environnemental du maïs BT (pour Bacillus thuringiensis) et du colza tolérant (HT, pour herbicide tolérant) sur les systèmes de cultures européens.

La plateforme générique pratique et opérationnelle de modélisation des flux de gènes, LandFlow-Gene, a été mise à disposition des chercheurs; un générateur de paysages accessible en ligne simulant les paysages agricoles a également été développé.Les chercheurs ont ainsi analysé la faisabilité et les coûts de la coexistence et proposé des scénarios permettant sa gestion. Les travaux du projet ont également permis d'élaborer une première estimation empirique à grande échelle sur l'impact économique des cultures génétiquement modifiées. Ce résultat est spécialement important pour les exploitants agricoles de l'Union européenne. Les travaux de ce projet sont d'une importance majeure car la culture des OGM devient un sujet particulièrement pressant en Europe.

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