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FP6

SPASTICMODELS — Résultat en bref

Project ID: 503382
Financé au titre de: FP6-LIFESCIHEALTH
Pays: Italie

Des indices moléculaires pour la paraplégie spasmodique héréditaire

Des recherches européennes sur une maladie rare mais fortement débilitante, la paraplégie spasmodique héréditaire (PSH), ont permis d'identifier certaines protéines impliquées dans le développement de cette maladie.
Des indices moléculaires pour la paraplégie spasmodique héréditaire
PSH est une maladie neurodégénérative qui se manifeste par l'apparition d'une faiblesse progressive et de spasmes des membres inférieurs. La maladie peut se révéler sous deux formes, une forme dite «pure» lorsqu'aucun autre symptôme n'apparaît ou «compliquée» si d'autres troubles neurologiques comme la démence ou la surdité apparaissent.

Le projet Spasticmodels («Genetic models of chronic neuronal degeneration causing hereditary spastic paraplegia») a été mis sur pied pour analyser les deux hypothèses majeures qui tentent d'expliquer le phénomène neurodégénératif de la paraplégie spasmodique héréditaire. La première hypothèse implique la centrale énergétique de la cellule appelée mitochondrie qui joue un rôle important dans le métabolisme neuronal, particulièrement au niveau de l'axone qui transfère l'information à partir du corps cellulaire. L'autre hypothèse implique un dysfonctionnement de la mécanique de transport subcellulaire qui limiterait le renouvellement des nouvelles molécules et des organelles à la périphérie des cellules nerveuses.

Les chercheurs du projet ont testé l'importance des gènes et des protéines impliquées dans ces deux hypothèses grâce à sept nouvelles lignées de souris spécifiquement conçues dans ce but et un modèle dit nul. Pour analyser les paramètres de dysfonctionnement neuronal, des marqueurs biochimiques, neuropathologiques et comportementaux de souris présentant différents phénotypes ont été caractérisés.

Pour caractériser la fonction mitochondriale, les chercheurs ont analysé des protéines telles que la paraplégine, le complexe m-AAA et la protéine de choc thermique HSP60 (HSP, pour heat shock protein). Les protéines impliquées dans les échanges de l'axone, la kinésine, la spastine et la spartine ont également été étudiées par les chercheurs. Les scientifiques ont également observé la relation entre le dysfonctionnement de la dynamique d'échanges intracellulaires et la dégénérescence axonique.

La diffusion de ces informations aux différentes parties intéressées étant fondamentale dans ce domaine, les partenaires du projet ont établi des connexions directes avec toutes les associations majeures de patients comme la fondation Tom-Wahlig (TWS, pour Tom Wahlig Stiftung) et la fondation italienne du téléthon (ITF, pour Italian Telethon Foundation). Les informations sur les progrès du projet seront disponibles dans un format adapté à une large audience. Un rapport séparé pour les membres du consortium est déjà disponible et sera utilisé pour diffuser ces informations à la presse spécialisée et aux média.L'approche hautement intégrée du projet Spasticmmodels a permis de souligner le rôle de plusieurs gènes de protéines de choc thermique et identifié des mécanismes communs impliqués dans la dégénérescence axonale. Ces protéines pourront à long terme, devenir des cibles potentielles pour une intervention thérapeutique.

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