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FP6

NHR DEVTOX — Résultat en bref

Project ID: 512153
Financé au titre de: FP6-LIFESCIHEALTH
Pays: Belgique

Vers le test des produits chimiques sans utiliser d'animaux

On s'inquiète de plus en plus de la présence de certains produits chimiques dans l'environnement, notamment ceux qui sont susceptibles de perturber le système reproducteur. Pour remplacer les procédures actuelles qui font appel à des animaux, il faut mettre au point de nouvelles méthodes d'évaluation de ces perturbateurs endocriniens.
Vers le test des produits chimiques sans utiliser d'animaux
Les produits chimiques fabriqués à plus de 1000 tonnes par an doivent disposer de données de toxicité. Actuellement, les méthodes pour obtenir ces données utilisent principalement des animaux, et sont aussi coûteuses. En outre, les modèles animaux ne sont pas forcément capables de prévoir les effets toxiques sur l'homme.

Le projet NHR Devtox visait donc à étudier l'utilisation des récepteurs nucléaires des hormones dans des tests de toxicité du développement, en remplacement de l'expérimentation sur des animaux. Les récepteurs nucléaires des hormones sont des protéines activées qui se lient à une séquence d'ADN donnée, contrôlant dans certains cas la régulation des tissus reproductifs.

Les scientifiques de NHR Devtox savaient que les voies de signalisation de ces récepteurs sont largement conservées dans l'évolution. Ceci veut dire que le test en laboratoire des effets des perturbateurs endocriniens sur les récepteurs nucléaires des hormones pourrait servir à déterminer les dangers pour l'homme.

Le consortium du projet a établi un protocole pour étudier les effets des produits chimiques toxiques de l'environnement sur le développement du système reproductif mâle. Il fait appel à diverses techniques de génomique et de protéomique comme l'identification des récepteurs pertinents et la génération de lignées cellulaires dotée de gènes rapporteurs des récepteurs (des gènes qui signalent l'expression d'un autre gène via un marqueur facile à détecter).

Les scientifiques du projet ont également recommandé de déterminer les domaines futurs de recherche, en fonction des effets cliniques les plus importants. Une approche possible est d'étudier les données sur les anomalies du développement associées aux hormones.

Les résultats du projet ont montré que les récepteurs nucléaires des hormones représentent une base prometteuse pour réaliser des micropuces de test in vitro en matière de toxicologie du développement. Les protocoles innovants ainsi mis au point permettront de développer de nouvelles approches d'évaluation des effets toxicologiques des perturbateurs endocriniens.

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