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FP6

UPGEM — Résultat en bref

Project ID: 518048
Financé au titre de: FP6-SOCIETY
Pays: Danemark

Les femmes scientifiques et la physique

Les raisons pour lesquelles de moins en moins de femmes scientifiques embrassent une carrière scientifique varient d'un pays à l'autre. Plusieurs rapports ont présenté les différences culturelles et les questions importantes en la matière.
Les femmes scientifiques et la physique
Des études récentes ont révélé que de moins en moins de diplômés, et notamment de femmes, embrassent des carrières en sciences naturelles telles que la physique. Parallèlement, les femmes scientifiques qualifiées abandonnent souvent le système de recherche très tôt dans leur carrière, ce qui a poussé des chercheurs à chercher les raisons culturelles et historiques à l'origine de ce phénomène. C'était là l'objectif du projet UPGEM («Understanding puzzles in the gendered European map brain drain in physics through the cultural looking glass»), financé par l'UE.

En étudiant la carte des genres européenne, l'équipe du projet a constaté que davantage d'étudiantes optaient pour des carrières dans la physique dans les pays d'Europe de l'Est et du Sud que dans le Nord. Il a identifié les aspects informels pour définir les choix de carrières sur les lieux de travail du monde universitaire, en se concentrant sur la façon dont les carrières scientifiques sont entremêlées aux changements sociaux et culturels.

L'équipe du projet a compilé des rapports nationaux avec des études du Danemark, d'Estonie, d'Italie, de Pologne et de Finlande, étudiant des aspects tels que le parcours professionnel, l'identité, la compétition et l'environnement de travail. Il a étudié le manque de femmes scientifiques comme un «plafond de verre», en vue de déterminer si ce plafond est haut ou bas dans chaque pays. UPGEM a ensuite recommandé des politiques plus fortes pour répondre au manque de physiciens femmes afin de surmonter les modèles culturels qui empêchent la progression professionnelle des femmes.

UPGEM a également étudié la connexion entre femmes et physique en identifiant trois types de cultures différentes, à savoir la culture d'Hercule, la culture du concierge et la culture de l'abeille travailleuse. Il a montré que ces cultures scientifiques influencent les voies de carrière des physiciens et a révélé la façon dont les sociétés «de classe» contre les sociétés «de genre» contribuent à l'adoption d'un parcours professionnel différent.

Globalement, le projet a généré des informations de valeur sur l'environnement de travail du personnel universitaire féminin et masculin dans des instituts de physique dans plus de 20 universités européennes. Il a permis la diffusion de nombreux rapports et de résultats en ligne, ainsi que plusieurs publications, permettant à l'UE de mieux comprendre et soutenir le rôle important des femmes et des choix professionnels en sciences naturelles.

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