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FP7

RECATABI — Résultat en bref

Project ID: 229239
Financé au titre de: FP7-NMP
Pays: Espagne

Des implants bioactifs pour la régénération cardiaque

L'insuffisance cardiaque (IC) est un problème de santé important dans les pays développés. Un consortium de laboratoires financés par l'UE a développé une nouvelle thérapie à base de cellules souches pour garantir la cicatrisation suite à un infarctus du myocarde.
Des implants bioactifs pour la régénération cardiaque
L'IC correspond à la phase terminale des maladies cardiovasculaires. La cause principale est la présence d'une cicatrice importante résultant de l'infarctus du tissu myocardique. Les stratégies thérapeutiques qui limitent la remodélisation post-ischémique dans l'IC pourraient empêcher la dilatation ventriculaire et maintenir le soutien structurel pour une contraction efficace des cardiomyocytes.

Les traitements actuels en cours de développement utilisent ces cardiomyocytes (cellules du muscle cardiaque) ou des cellules souches (CS) implantés dans les ventricules lésées pour la génération de nouveaux tissus myocardiques. La majorité des cellules implantées meurent très vite après la transplantation en raison des conditions (à savoir un taux d'oxygène très faible) dans le tissu ischémique hôte.

L'objectif principal du projet RECATABI («Regeneration of cardiac tissue assisted by bioactive implants»), financé par l'UE, était de développer un nouveau traitement cellulaire pour la cicatrisation à la suite d'un infarctus du myocarde. Les membres de l'équipe visaient à développer un prototype d'implant bioactif (IB) pour l'apport de cellules souches aux tissus cardiaques endommagés en utilisant des modèles animaux de mouton et de rongeur.

Les scientifiques ont développé un IB en associant des nanofibres peptidiques auto-assemblées, de membranes élastomères et de CS dérivées de tissus adipeux (CSDTA). Ce mélange bioactif à base de cellules souches a démontré une bonne survie et distribution cellulaire ainsi qu'une administration adéquate des cellules dans le tissu ischémique. La validation de concept a été réalisée pour un petit modèle animal (souris) d'infarctus, ainsi que pour un modèle animal plus grand, celui d'un mouton. Les cellules migratoires implantées ont pu s'intégrer au tissu cardiaque dans les deux modèles animaux. Ces étapes ont été analysées en utilisant des gènes rapporteurs de CS précardiaques (luciférase) dans le cadre d'un suivi transcriptionnel d'un promoteur de marqueur cardiaque spécifique. De plus, de vastes études animales ont démontré qu'un traitement de six mois après l'infarctus avec le BI suffisait à régénérer les tissus endommagés, à rétablir la taille ventriculaire en plus d'une amélioration fonctionnelle de la fraction d'éjection.

Le consortium a protégé ses découvertes et sa plateforme de développement grâce à un brevet (USSN 61/327,864). Plusieurs ouvrages ont été publiés et d'autres sont en cours de préparation. Les membres du projet ont participé à plusieurs rencontres nationales et internationales, ainsi qu'à des congrès et des colloques au cours des trois années du projet.

RECATABI a pu développer la plateforme pour une nouvelle option thérapeutique en faveur des patients présentant des dommages suite à un infarctus du myocarde. Il est fort probable que le nouvel IB offre une meilleure qualité de vie aux patients humains ainsi qu'une espérance de vie plus longue.

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