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Le contrôle endocrinien des modifications de l'ADN

La transcription des gènes dépend de nombreux facteurs dont la disponibilité des facteurs de transcription et de l'accessibilité à la portion d'ADN voulue. Des scientifiques européens étudient les modifications par histone des gènes des hormones sexuelles ainsi que l'influence de la neurohormone hypothalamique GnRH (gonadotropin-releasing hormone).
Le contrôle endocrinien des modifications de l'ADN
Chez la femme, la reproduction est régulée par le niveau des hormones gonadotrophines, l'hormone lutéinisante (LH) et l'hormone folliculo-stimulante (FSH), secrétées par l'hypophyse. La synthèse de ces hormones est activée par la GnRH et évolue durant un cycle de reproduction.

Le projet HATS («The endocrine control of histone acetylation in regulating gonadotropin gene expression»), financé par l'UE, est parti de l'hypothèse que la GnRH vise la chromatine via l'acétylation des histones. Des travaux précédents avaient montré que la GnRH peut surmonter de longues périodes de répression du gène de la gonadotrophine en retirant les déacétylases d'histone (HDAC) de leurs promoteurs.

Les enzymes HDAC inhibent la transcription en compactant le nucléosome (l'unité de base de la chromatine). Lorsque la transcription est activée, les histones sont acétylées par les enzymes HAT (acétyl transférases d'histones). Le projet HATS visait à étudier les HAT impliquées dans cette régulation, ainsi que les mécanismes de recrutement par les promoteurs du gène de la gonadotrophine.

Les scientifiques ont pu démontrer que la GnRH induit l'acétylation d'histone au niveau du promoteur du gène de la LH. Ceci semble se faire via l'interaction de la GnRH avec des facteurs de transcription spécifique au gène ainsi qu'entre d'autres modifications d'histones. Concernant l'expression du gène de la FSH, l'effet de la GnRH sur l'activité du promoteur s'est avéré être une synergie entre divers facteurs de transcription et protéines activatrices.

Les travaux de HATS ont apporté des informations importantes sur le rôle et la régulation de l'acétylation des histones dans la transcription des gènes de l'hormone gonadotrophine. Ils ont commencé à éclaircir les mécanismes par lesquels un récepteur membranaire peut traduire le signal en une modification d'histone sur le locus d'un gène donné.

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