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Perspectives nationales sur les politiques européennes relatives à l'héritage culturel

Une étude comparative a envisagé l'impact du nouveau concept de patrimoine résultant de la Convention 2013 de l'UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. L'objectif principal du projet était de présenter aux décideurs politiques de l'UE une perspective analytique pour les aider à mettre en place des politiques de patrimoine, nationales et internationales.
Perspectives nationales sur les politiques européennes relatives à l'héritage culturel
Le projet ICHEUROPE («Intangible cultural heritage policies in Europe: what 'participation' of which 'communities'?»), financé par l'UE, a étudié l'impact de ce concept de patrimoine participatif sur les institutions nationales. L'un des buts majeurs était de promouvoir la coordination des politiques et des actions entre les acteurs aux niveaux local, national et supranational.

Les membres du projet ont cherché à comprendre les interprétations française et italienne des concepts de 'participation' et de 'communautés' de la Convention 2003, en vue de leur implémentation dans des politiques de conservation du patrimoine culturel immatériel. En effet, ces deux concepts n'ont pas été définis dans la Convention de 2003, laissant leur interprétation ouverte aux diverses influences culturelles, politiques et institutionnelles de chaque état. Les chercheurs se sont intéressés à la mise en œuvre en France et en Italie de politiques motivées par la convention, ces deux pays ayant une approche européenne classique de la protection du patrimoine. Ils ont envisagé l'impact du nouveau concept de patrimoine sur les institutions nationales ainsi que sur les acteurs locaux dans le domaine du patrimoine.

La perspective de politique soutenue par la Convention 2003 de l'UNESCO nécessitait une révision des cadres légaux nationaux, donc un ajustement des structures et des pratiques institutionnelles nationales. Ceci s'est avéré difficile pour des institutions honorées de longue date et basées sur des approches et des compétences scientifiques et techniques bien établies, ce qui est particulièrement la cas pour l'Italie et la France. Les travaux ont montré que le concept de patrimoine culturel immatériel posait problème pour les institutions nationales formées par les approches locales du patrimoine, institutionnelles et scientifiques.

Le projet a collecté des données dans le cadre d'études sur le terrain en France et en Italie, avec des résultats révélateurs. Les chercheurs d'ICHEUROPE ont ainsi constaté une tension entre les standards internationaux et les pratiques institutionnelles ou les approches universitaires concernant l'identification et la documentation du patrimoine culturel.

Les travaux du projet ont amélioré la compréhension de la façon dont une convention internationale peut influence les réglementations nationales en matière de patrimoine, et montré comment celles-ci rechignent à l'introduction de modèles externes. Ils ont également abouti à une compréhension plus détaillée de la norme participative proposée par l'UNESCO, ainsi que de ses implications sur l'implémentation de programmes de patrimoine culturel.

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