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FP7

MICROFUEL — Résultat en bref

Project ID: 218454
Financé au titre de: FP7-SME
Pays: Norvège

Les forêts au service des énergies renouvelables

Les copeaux de bois et les brindilles pourraient bientôt servir de matière première pour la production locale de biocarburants grâce à la technologie de pyrolyse compacte et mobile mise au point par un consortium financé par l'UE.
Les forêts au service des énergies renouvelables
La plupart des forêts de l'UE sont des propriétés privées et même si la majorité d'entre elles font moins de trois hectares, elles fournissent les matières premières à de nombreuses industries du bois. L'augmentation des coûts de main-d'œuvre associée au prix abordable des fibres ligneuses provenant de fournisseurs établis hors de l'UE ont entraîné des pertes d'emplois considérables, malgré le fait que seulement 60 % des surfaces produites par la croissance annuelle des forêts sont effectivement exploitées.

Conscients de la possibilité de récupérer le reste pour contribuer à répondre aux objectifs de l'UE en matière d'énergies renouvelables provenant de la biomasse, des scientifiques ont lancé le projet MICROFUEL («Mobile microwave pyrolysis plant turns biomass into fuel locally»), financé par l'UE. Le projet a conçu un système permettant de traiter sur place les résidus des sols forestiers ainsi que les déchets tels que les brindilles, les écorces, les feuilles et les souches pour produire du biochar et de la bio-huile. Cette dernière est directement utilisable comme solution neutre sur le plan des émissions de dioxyde de carbone (CO2) pour remplacer les combustibles fossiles dans les chaudières, les moteurs diesel fixes et les turbines à gaz.

Le prototype opérationnel produit de la bio-huile inflammable et une forme de biochar par lots à partir de copeaux de bois, avec un débit potentiel estimé à 400 à 500 kg/h pour le mode continu, dépassant ainsi l'objectif initial de 230 kg/h. Même si des travaux supplémentaires sont nécessaires pour optimiser la technologie, les résultats préliminaires indiquent qu'un débit potentiel de 2 000 kg/h serait possible à grande échelle. En outre, le système mobile de pyrolyse tient dans deux conteneurs standards de 20 pieds et peut donc être facilement expédié dans les forêts européennes lointaines pour produire des biocarburants localement.

La poursuite du développement devrait permettre de fournir des matériaux et des systèmes optimisés, notamment en termes de surveillance et de contrôle. La commercialisation éventuelle de cette technologie pourrait avoir d'importantes répercussions sur les millions de personnes employées dans le secteur de la sylviculture et dans les industries forestière et sur la viabilité des petites forêts privées qui fournissent la majorité des matières premières. En outre, les sols forestiers seront débarrassés des débris qui génèrent du méthane, un gaz à effet de serre.

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