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Accord des États membres de l'UE sur le contrôle de l'ESB

Les États membres de l'UE viennent d'adopter officiellement un programme de tests de contrôle et d'étude de l'ESB (encéphalopathie spongiforme bovine) en Europe.
Cet accord fait suite à l'adoption par le Comité vétérinaire permanent de l'UE de la proposition de la Commission e...
Les États membres de l'UE viennent d'adopter officiellement un programme de tests de contrôle et d'étude de l'ESB (encéphalopathie spongiforme bovine) en Europe.
Cet accord fait suite à l'adoption par le Comité vétérinaire permanent de l'UE de la proposition de la Commission européenne visant au renforcement, à compter du 1er janvier 2001, de la surveillance épidémiologique de l'ESB au moyen d'un programme de contrôle (voir CORDIS Nouvelles, RCN 14549).
La nouvelle politique exige que les États membres exécutent des programmes de contrôle annuels sur des échantillons ciblés d'animaux, en accordant une importance particulière aux animaux morts dans les fermes, aux animaux malades et abattus d'urgence et à ceux présentant un comportement anormal ou des signes de troubles neurologiques. Environ 65 000 tests seront réalisés sur le bétail le plus exposé au risque. La Commission est convaincue que les résultats de ces tests permettront à la Communauté d'avoir une idée plus précise de l'épidémiologie de l'ESB en Europe.
Commentant la décision du Comité vétérinaire permanent prise le 4 avril, le Commissaire européen à la santé et à la protection des consommateurs, M. David Byrne, s'est déclaré favorable à cet accord.
"J'espère que l'accord nous apportera davantage de renseignements sur l'efficacité des systèmes de surveillance mis en place dans les États membres et qu'il nous permettra de garantir une protection maximum aux citoyens européens."
Selon la Commission européenne, il y a environ 41 millions de têtes de bétail âgées de plus de deux ans dans l'UE. Environ 400 000 de ces animaux sont considérés comme le plus fortement exposés au risque. En adoptant la proposition de la Commission, les États membres s'engagent à tester sur un échantillon de 65 000 vaches - plus de 10 pour cent des animaux à risque - la présence de symptômes cliniques de l'ESB.
Le programme de tests fera l'objet d'une évaluation au bout de six mois afin de déterminer la nécessité d'éventuels ajustements.
Par ailleurs, M. Byrne a invité les États membres à accélérer la procédure d'adoption d'une autre proposition appelant à l'élimination des "MRS" - matériels à risque spécifié - des carcasses de bétail.
"Les MRS, qui incluent la cervelle, la moelle épinière et la rate, sont les organes les plus susceptibles d'être infectés par l'ESB et ceux risquant le plus d'exposer les êtres humains à la nvMCJ (nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob). Ces tissus ne doivent pas entrer dans la chaîne alimentaire", a-t-il déclaré.
Huit États membres ont déjà pris, au plan national, des mesures d'élimination des MRS.

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