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Les stratégies de RDT des 500 premières entreprises européennes

Les stratégies de RDT des 500 premières entreprises européennes ont été examinées dans le cadre d'une enquête effectuée pour le compte de la DG XII de la Commission européenne. Les objectifs de l'étude étaient d'examiner le processus de stratégie de RDT de ces entreprises et d...
Les stratégies de RDT des 500 premières entreprises européennes ont été examinées dans le cadre d'une enquête effectuée pour le compte de la DG XII de la Commission européenne. Les objectifs de l'étude étaient d'examiner le processus de stratégie de RDT de ces entreprises et de mieux cerner le pourquoi et le comment de leur participation aux programmes-cadres de RDTde la Communauté européenne et à EUREKA.

Il est ressorti de l'enquête que les 500 premières entreprises consacrent en moyenne 1% de leur chiffre d'affaires total aux activités de recherche et 3% aux activités de développement. L'essentiel des dépenses de RDT concerne le développement de produits et de procédés, lequel tient pleinement compte des besoins du marché. Etant donné la tendance générale à une réduction des coûts, les activités de RDT sont désormais centrées sur la réduction des coûts et l'innovation.

Selon l'enquête, l'efficacité des activités de R&D est rarement mesurée, le principal facteur entrant en jeu dans la définition de la stratégie de RDT étant le budget disponible. Cependant, l'accroissement des contraintes budgétaires pousse les entreprises à se tourner de plus en plus vers les partenariats pour atteindre leurs objectifs de recherche. L'étude a constaté que 22% des dépenses totales de recherche sont consacrées à des travaux confiés à des sous-traitants ou effectués en collaboration avec des partenaires du secteur public ou privé.

Seules les plus grandes des 500 premières entreprises participent à la fois aux programmes-cadres et à EUREKA, alors que les entreprises plus petites ont tendance à participer à l'un des deux seulement. Cependant, selon l'enquête, le financement provenant de la Communauté ou d'EUREKA ne représente que 4% des budgets globaux de R&D, ce qui montre que les possibilités de financement de ces deux sources sont rarement prises en compte lors de l'élaboration des stratégies de R&D. L'étude a constaté que l'impact du programme-cadre et d'EUREKA est le plus marqué dans les secteurs où les entreprises européennes ne sont pas encore des leaders mondiaux.

Le programme-cadre est souvent utilisé par ces entreprises comme moyen de partage des risques et pour le financement de la recherche prospective à long terme. Les entraves à la participation comprennent les coûts engendrés par le processus de soumission des offres, les restrictions concernant les droits de propriété intellectuelle (DPI) et les exigences en matière de partenariat.


Source: Commission européenne, DG XII
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