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FP7

METAPATH — Résultat en bref

Project ID: 625328
Financé au titre de: FP7-PEOPLE
Pays: France
Domaine: Santé, Recherche fondamentale

La réponse immunitaire de la peau contre les agents pathogènes

La mise en place de l'immunité contre une infection nécessite l'activation de lymphocytes T à mémoire. Pour concevoir une stratégie pertinente, il est vital de mieux comprendre comment ces cellules sont générées dans le derme.
La réponse immunitaire de la peau contre les agents pathogènes
Chez l'homme, Staphylococcus aureus (SA) est responsable de la grande majorité des infections cutanées bactériennes et constitue une menace majeure de santé publique. Contrairement aux bactéries encapsulées classiques qui induisent une réponse immunitaire protectrice efficace, les données actuelles suggèrent que la réponse par anticorps est notoirement insuffisante pour se protéger de Staphylococcus aureus. Les lymphocytes T producteurs d'IL-17 fournissent en revanche, une immunité à médiation cellulaire contre la bactérie SA.

Il semblerait que le microbiote local joue un rôle central dans la réponse protectrice contre les agents pathogènes de la peau. Chez les individus en bonne santé, des bactéries appartenant à l'espèce Staphylococcus sont commensales sur les différentes surfaces de l'organisme comme la peau. C'est pourquoi, le projet METAPATH (Integrated study of skin resident memory T cells and dermal mononuclear phagocytes in the fight against pathogens), financé par l'UE, a étudié l'importance de la colonisation cutanée de SA dans l'organisation d'une réponse immunitaire vis à vis du pathogène.

Les chercheurs ont utilisé un modèle murin de la colonisation cutanée par SA et montré la disparition plus rapide du pathogène lors d'une infection secondaire. L'analyse ultérieure des compartiments innés et adaptatifs de la réponse immunitaire a également montré une signature immunitaire spécifique associée à une protection immunitaire contre SA. Surtout, les chercheurs ont observé qu'une seule application topique de SA était suffisante pour induire une mémoire de protection à long terme contre Staphylococcus aureus chez ces souris. Ils ont également montré que les granulocytes neutrophiles n'étaient pas responsables de la réponse innée et adaptative des lymphocytes T contre SA.

Sachant le rôle joué par les cellules dendritiques dermiques dans la reconnaissance, la transformation et le transport de composés exogènes de la périphérie de l'organisme vers les ganglions lymphatiques, les chercheurs se sont également intéressés à leur implication potentielle dans la réponse anti-SA. Pour ce faire, ils ont utilisé des modèles murins spécialisés présentant une altération des sous-ensembles spécifiques des cellules dendritiques. Leurs travaux définissent ainsi clairement le rôle de ce sous-ensemble spécifique de cellules dendritiques dans l'induction d'une réponse immunitaire adaptative contre SA. Ils démontrent également le rôle essentiel joué par les lymphocytes T gamma delta (γδ) dans la mémoire de court terme.

Au total, les résultats de l'étude METAPATH améliorent nos connaissances des mécanismes immunitaires liés à la colonisation de la peau et de la réponse immunitaire qui nous protège de l'infection par Staphylococcus aureus. Ces informations auront des répercussions importantes sur le développement d'une nouvelle stratégie de vaccination contre SA.

Informations connexes

Thèmes

Life Sciences

Mots-clés

Peau, Staphylococcus aureus, METAPATH, cellule dendritique, lymphocyte T gamma delta (γδ)