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FP6

NEOTIM — Résultat en bref

Project ID: 18736
Financé au titre de: FP6-LIFESCIHEALTH
Pays: Suède

Vaccination anti tuberculinique : les bébés nous en apprennent beaucoup

Des experts renommés se sont réunis pour analyser la réponse immunitaire des enfants et des nouveau-nés à la tuberculose. Leurs travaux ont permis de découvrir de nouveaux gènes de susceptibilité et de tester un vaccin potentiel.
Vaccination anti tuberculinique : les bébés nous en apprennent beaucoup
La tuberculose est une maladie grave provoquée par Mycobacterium tuberculosis. Le bacille de Calmette et Guérin ou BCG est actuellement le seul moyen de prévention de la maladie mais il ne confère qu'une protection temporaire pendant l'enfance. Pour combattre la maladie et étendre la prévention chez les adultes, de nouveaux vaccins sont absolument nécessaires.

C'est pourquoi, le projet Neotim (Innate and adaptive immunity in clinical and experimental mycobacterial infection in neonates and infants»), financé par l'UE, s'est attaché à comprendre comment les nouveau-nés répondaient à l'infection tuberculeuse. Les membres du projet ont étudié plus particulièrement la réponse immunitaire de modèles animaux contre l'infection de la mycobactérie, en insistant sur certains types cellulaires comme les lymphocytes T et les cellules dendritiques. Ces cellules font partie des globules blancs du système immunitaire et sont stimulées par l'infection de M. tuberculosis.

Les partenaires du projet ont cherché à disséquer expérimentalement la réponse immunitaire de l'homme face à la mycobactérie. Pour ce faire, ils ont humanisé des souris en leur conférant un système immunitaire humain. Les réponses immunitaires de ces souris ont été comparées à celles d'êtres humains d'âge variable. Les chercheurs ont également réussi à tester un nouveau vaccin très prometteur, basé sur la protéine d'adhésion bactérienne, connue sous le nom d'hémagglutinine de liaison à l'héparine (HBHA, pour heparin binding haemagglutinin).

Les scientifiques ont recueilli les données cliniques et génétiques de nouveau-nés particulièrement sensibles à l'infection. Ces données ont été utilisées pour découvrir de nouveaux gènes de susceptibilité aux mycobactéries qui permettront d'anticiper les risques potentiels d'infection pour certaines catégories de population.

Globalement, les travaux du projet Neotim ont permis de mieux comprendre la réponse immunitaire des jeunes enfants et d'en apprendre les mécanismes, ce qui permettra de mieux combattre cette maladie. Avec la découverte de nouveaux gènes de susceptibilité et le développement de vaccins potentiels, ces travaux permettront sûrement de prévenir la résurgence de cette maladie mortelle.

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