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Une alternative naturelle aux pesticides chimiques

Les résultats d'un récent projet de recherche vont permettre aux producteurs et aux consommateurs de croire enfin que des aliments plus sûrs et plus sains sont peut-être à notre portée.
Une alternative naturelle aux pesticides chimiques
Depuis de nombreuses années, des pesticides très puissants ont été appliqués sur nos cultures afin d'éliminer toute une série de menaces comme les mauvaises herbes, les pathogènes végétaux, les oiseaux et même des mammifères. On s'est maintenant aperçu que ces composés pouvaient se retrouver dans notre approvisionnement en eau et dans notre chaîne alimentaire. C'est pourquoi, nombre d'entre elles sont maintenant interdites.

Mais, avec l'accroissement continu de la population mondiale, l'industrie agricole a besoin, encore plus que dans le passé, d'une solution viable lui permettant de gérer les ravageurs. C'est dans ce contexte, que le projet 2E-BCAS IN CROPS («Enhancement and exploitation of soil biocontrol agents for bio-constraint management in crops»), financé par l'Union Européenne, a étudié le potentiel de certains agents de contrôle biologique. Ces agents biologiques offrent une solution naturelle pour maitriser les nuisibles.

Dans le passé, des recherches ont essayé d'introduire les agents de contrôle biologique dans les cultures mais sans beaucoup de succès. L'équipe du projet a décidé cette fois de combattre sclerotinia, un champignon pathogène détruisant la laitue et bien d'autres légumes à feuilles, en appliquant simultanément deux agents biologiques différents. Des progrès ont ainsi été observés en associant plusieurs agents de lutte, comme par exemple le champignon Trichoderma, avec d'autres types de traitement.

Une part importante des recherches a été consacrée au développement de moyens de suivi de ces agents de lutte biologique après leur libération dans l'environnement. Les données recueillies pendant ces essais ont permis de déterminer quels contrôles devaient être mis en place pour limiter l'impact des agents biologiques sur l'environnement.

L'expérience acquise lors de ce projet pourra être utilisée sur d'autres cultures. Une campagne de sensibilisation appropriée pourrait également contribuer à accroître l'acceptation de ce type de lutte antiparasitaire dans les fermes européennes.

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