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Soudure sans plomb pour les composants électroniques et électriques

Une méthode de soudure à base de rayons laser a fait l'objet d'une initiative financée par l'Union européenne. Elle devrait pouvoir compléter les méthodes de soudage conventionnelles.
Soudure sans plomb pour les composants électroniques et électriques
Dès juillet 2006, l'Europe a interdit l'utilisation des postes à souder au plomb. Il a donc fallu mettre au point de nouvelles techniques dans le domaine de l'électronique et des microsystèmes. Les températures élevées n'ont pas permis de mener à terme les premiers projets de systèmes sans plomb. Des méthodes alternatives, durables et sans plomb offrant une grande stabilité thermique et mécanique ainsi qu'une faible diffusion de la chaleur sont nécessaires.

Pour résoudre ce problème, le projet européen Joitec («Lead-free joining for microelectronics and microsystem technology devices») a mis au point un procédé de soudage au laser contrôlable. Il s'agit du soudage laser par points (SLP) destiné au secteur de l'électronique.

Les partenaires du projet ont utilisé un rayon laser dont la longueur d'onde a été adaptée de sorte à permettre le soudage de points de moins de 250 nm tout en évitant de recourir au plomb. De plus, un système d'inspection de la qualité de la soudure en ligne a été réalisé en vue d'analyser la corrélation entre les émissions propres au soudage et la qualité de la soudure.

Le projet Joitec a permis de mettre au point un prototype de poste SLP composé d'un rayon laser d'une longueur d'onde de 515 nm et d'un système de guidage du rayon par fibre optique. Des cartes de circuits imprimés (CCI) ont également été conçues afin de tester et d'améliorer le procédé SLP.

Joitec a profité de la technologie laser pour réaliser un système de soudage sans plomb destiné aux appareils microélectroniques. La technologie mise au point est écologique et peut être intégrée aux lignes de production des petites et moyennes entreprises (PME). L'exploitation commerciale de cette technologie devrait également permettre aux PME de respecter les directives européennes relative aux déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) et à la réduction des substances dangereuses (RoHS).

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