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FP6

ENOUGH SLEEP — Résultat en bref

Project ID: 518189
Financé au titre de: FP6-LIFESCIHEALTH
Pays: Finlande

Le temps d'une bonne nuit de sommeil

L'insomnie et la dépression sont mystérieusement liées mais leurs relations exactes ne sont pas encore bien connues. Une étude récente promet le développement de nouveaux outils pour combattre ces troubles.
Le temps d'une bonne nuit de sommeil
Les troubles du sommeil hantent l'humanité depuis la nuit des temps, minant significativement son bien-être, sa productivité et sa qualité de vie. Pourtant les mécanismes à l'origine de ce dysfonctionnement du sommeil sont encore peu connus et les traitements trop peu efficaces.

C'est pourquoi le projet Enough SLEEP («Disorders of sleep regulation: basic mechanisms and thepapeutic perspectives») financé par l'UE a développé de nouveaux outils diagnostics permettant de mieux comprendre les troubles du sommeil. Pour comprendre leur fonctionnement exact, les membres du projet ont examiné les mécanismes de régulation du sommeil d'un point de vue moléculaire, génétique et électrophysiologique en utilisant une nouvelle approche systémique. Sur le long terme, ils voudraient utiliser ces outils de diagnostic pour soigner les troubles du sommeil et plus particulièrement ceux de l'insomnie et de la dépression qui sont persistants et souvent débilitants pour les personnes qui en souffrent.

Dans un premier temps, les membres du projet ont commencé par identifier les mécanismes corticaux et sous-corticaux de régulation du sommeil ainsi que les mécanismes génétiques et humoraux impliqués. Ils ont étudié le rôle des cellules gliales non neuronales (neuroglie) dans la régulation du sommeil et les mécanismes exacts de son altération. Au-delà, les chercheurs ont également étudié le lien entre l'activité corticale, l'excitabilité et le sommeil en utilisant l'électroencéphalographie de haute densité (EEG) et la stimulation magnétique transcrânienne (SMT).

L'équipe de recherche a surtout réussi à montrer la relation fondamentale entre la privation de sommeil et l'accroissement de la pente des ondes lentes, ce qui les a conduits à utiliser cette pente comme indicateur de l'homéostasie du sommeil.

Ils ont également révélé le mécanisme de corrélation entre la mémoire et le sommeil chez la souris. Pendant la journée, c'est-à-dire le moment de repos chez la souris, les troubles de mémoire apparaissent lorsque la privation de sommeil suit immédiatement l'acquisition de données. La nuit par contre, cette privation de sommeil n'entraîne pas de troubles mémoriels.

Les chercheurs ont également montré que les neurones cholinergiques du prosencéphale basal (PB) jouaient un rôle fondamental pour le sommeil réparateur, par exemple après une longue période d'activité. En mesurant les régulateurs de l'activité cytokine et l'induction des cellules microgliales entre autres, les chercheurs ont fait d'autres découvertes révélant une association intéressante entre sommeil et système immunitaire.

Ces travaux ont permis au projet de définir de nouvelles approches diagnostics pour étudier la régulation du sommeil, ce qui en retour permettra d'obtenir une recherche et des essais plus efficaces. La découverte de traitements viables soignant la dépression ou l'insomnie est maintenant à portée de main.

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