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Des règles sur l'apport en zinc au profit des personnes âgées

La vieillesse s'accompagne d'une détérioration de nombreux paramètres biologiques, l'un des plus graves étant la dégénérescence du système immunitaire. Le zinc pourrait constituer l'une des solutions pour stimuler les défenses de notre organisme et un projet financé par l'UE a justement effectué des recherches afin d'élaborer les règles nécessaires à sa posologie.
Des règles sur l'apport en zinc au profit des personnes âgées
Le zinc est l'un des micronutriments antioxydants qui contrôle le développement et le fonctionnement de l'immunité cellulaire ainsi que l'activité des protéines de stress associées; il contribue également au maintien de la stabilité génétique du génome. La vieillesse s'accompagne parfois d'une réduction des apports alimentaires en zinc et par une absorption insuffisante de ce nutriment.

Le lien entre l'absorption en zinc et certaines maladies dégénératives liées à l'âge comme le cancer ayant été clairement établi, le projet Zincage a été mis en place pour étudier les propriétés physiologiques du zinc en relation avec le fonctionnement du système immunitaire. L'objectif principal des chercheurs était d'élaborer des règles simples sur lesquelles chacun pourrait s'appuyer afin de bénéficier de cet apport en zinc. Le zinc en excès est toxique, sa posologie est donc particulièrement importante.

Les membres du projet ont ainsi analysé le métabolisme de ce minéral d'un point de vue génétique, cellulaire et moléculaire. Après avoir analysé les processus vitaux nécessaires à l'efficacité du système immunitaire, les chercheurs ont testé l'action du zinc sur les lymphocytes, avant et après supplémentation.

Tous ces tests ont été menés à la fois sur des individus vieillissant en bonne santé et sur des personnes souffrant de maladies liées à l'âge. Des échantillons d'ADN ont été analysés afin d'identifier les interactions du matériel génétique avec le zinc. Les chercheurs ont développé et mis en place un test génétique simple pour tous les participants afin d'identifier les personnes les plus à même de profiter d'une supplémentation en zinc.

Fait intéressant, les scientifiques ont orienté leurs recherches sur les différences en termes d'habitudes alimentaires chez les Européens du Sud et du Nord. Les participants au projet provenaient de divers pays européens et leurs différences alimentaires ont ainsi été prises en compte.

Les chercheurs du projet ont considérablement renforcé nos connaissances sur ce nutriment et son impact sur le système alimentaire. Cette base solide permettra d'élaborer un ensemble complet de règles définissant qui sera le plus à même de profiter d'une supplémentation en zinc pendant sa vieillesse.

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