Service Communautaire d'Information sur la Recherche et le Développement - CORDIS

FP6

PHAGEVET-P — Résultat en bref

Project ID: 7224
Financé au titre de: FP6-FOOD
Pays: Portugal

Les virus pour traiter les maladies bactériennes

La quête pour une plus grande sécurité alimentaire a mené la recherche à créer des traitements innovants pour les maladies bactériennes touchant le bétail. Un consortium européen a proposé l'utilisation des bactériophages (des virus ciblant les bactéries) pour traiter la salmonelle chez les volailles.
Les virus pour traiter les maladies bactériennes
Les nouvelles réglementations de l'UE souhaitent remplacer l'utilisation des antibiotiques pour traiter les maladies animales provoquées par la salmonelle et le genre campylobacter. Parallèlement, les pathogènes alimentaires deviennent de plus en plus résistants aux antimicrobiens utilisés dans la production animale, au risque de pénétrer la chaîne alimentaire. Ainsi, il faudra rapidement trouver d'autres régimes que ceux actuellement administrés aux antibiotiques.

Le traitement aux bactériophages fait partie de ses options réalisables. Le concept repose dans la spécificité des bactériophages à tuer certaines souches de bactéries et ne pas provoquer d'infections chez les animaux et les hommes. Le traitement des animaux avec des phages spécifiques pourraient donc réduire ou éliminer les pathogènes responsables de la majorité des maladies humaines d'origine alimentaire, à savoir la salmonelle et la bactérie du type campylobacter.

Le projet Phagevet-P («Veterinary phage therapies as alternatives to antibiotics in poultry production») financé par l'UE visait à évaluer l'utilisation potentielle des phages comme alternatives aux antibiotiques dans la production de volailles.

Dans un premier temps, les partenaires du projet ont isolé et caractérisé plusieurs phages actifs contre la salmonelle et campylobacter provenant des eaux d'égouts et de carcasses de volailles. Ces phages ont ensuite été testé par rapport à des isolats alimentaires et cliniques de salmonella enterica enteritidis, campylobacter coli et campylobacter jejuni.

L'administration in vivo de phages par gavage oral ou incorporation dans l'alimentation, et une analyse ultérieure, ont montré une réduction de l'ordre de deux à trois fois du nombre de salmonelle et de campylobacter. Pour minimiser le risque de développement de la résistance aux phages et parvenir à une élimination maximale des pathogènes, on a proposé l'administration des phages un jour avant l'abattage.

L'approche Phagevet-P a été validée avec succès en tant qu'alternative faisable aux antibiotiques, soutenant l'utilisation générale des bactériophages pour contrôler les bactéries pathogènes ou indésirables.

Informations connexes