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Une meilleure santé en Afrique en associant le savoir traditionnel et la science

Améliorer les conditions de santé en Afrique est possible grâce à la collaboration et la fusion de différents réseaux pour étudier et contrôler la production de la médecine traditionnelle.
Une meilleure santé en Afrique en associant le savoir traditionnel et la science
La disponibilité de la médecine occidentale demeurant aléatoire dans la plupart des pays africains, de nombreuses maladies sont encore traitées par des remèdes traditionnels à base de plantes. Nombre de ces remèdes n'ont par contre, jamais subi de contrôle d'efficacité ou de qualité.

Le projet financé par l'UE intitulé MUTHI (Multi-disciplinary university traditional health initiative: building sustainable research capacity on plants for better public health in Africa) a créé des capacités de recherche durable et des réseaux entre l'Afrique et l'Europe. Il a également donné aux participants issus d'Afrique l'occasion de mettre en place des méthodologies de recherche qui peuvent améliorer les pratiques de médecine traditionnelle. La mise en œuvre de ces méthodes leur a permis aussi d'évaluer et d'enregistrer ces produits médicaux utilisés actuellement dans le traitement des maladies.

Les partenaires du projet ont utilisé les connaissances accumulées concernant l'usage de ces plantes médicinales et collaboré avec les praticiens traditionnels afin de partager, intégrer et évaluer de nouvelles informations. Des ateliers ont été organisés en faveur des participants provenant de tous les pays et régions partenaires africains, notamment l'Ouganda et l'Afrique du Sud (Ville du Cap). Ces ateliers se sont plus particulièrement intéressés à l'ethnopharmacologie, l'ethnobotanique ou les essais biologiques, ils ont abordé des thèmes comme la rédaction d'un essai clinique et l'utilisation des connaissances en matière de droits de propriété intellectuelle. Un programme de formation en ligne a également été développé et suivi par près de 400 personnes en décembre 2013. Les chercheurs ont également suivi une formation à Bergen et à Oslo qui s'est poursuivie dans d'autres laboratoires européens et les laboratoires des partenaires africains du projet.

Les programmes de formation du projet facilitent ainsi un contrôle qualitatif de ces remèdes traditionnels par des tests chimiques et biologiques. Les composants issus de plantes sélectionnées ont été isolés et étudiés. La formation par le biais de MUTHI et la production contrôlée de ces pratiques de médecine traditionnelle aidera à améliorer la santé en Afrique en proposant des services moins chers et plus accessibles aux populations des régions rurales.

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Mots-clés

Afrique, médecine traditionnelle, recherche, plantes médicinales