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Vers une amélioration du diagnostic et du traitement de la fibrillation atriale

En Europe, plus de 8 millions de personnes souffrent de fibrillation atriale. Compte tenu de l'énorme charge que représentent les soins de santé dans le monde, il est primordial de se pencher sur le diagnostic et le traitement de cette maladie.
Vers une amélioration du diagnostic et du traitement de la fibrillation atriale
La fibrillation atriale (FA) est une affection provoquant des anomalies du rythme cardiaque. Cette arythmie est provoquée par la transformation progressive de la structure et des propriétés fonctionnelles des atria et résulte de modifications multiples aux niveaux cellulaire, moléculaire et organique. Toutefois, compte tenu des nombreuses causes possibles de la fibrillation atriale, l'identification de facteurs critiques tels que l'hypertension ou le diabète représente un défi. D'autre part, le caractère souvent asymptomatique des troubles du rythme rend très difficile le diagnostic de la fibrillation atriale.

Le réseau EUTRAF (The European network for translational research in atrial fibrillation), financé par l'UE, a cherché à développer de nouveaux traitements et outils de diagnostic pour la fibrillation atriale. À cette fin, les chercheurs ont analysé les données de plus de 545 000 patients atteints de ce trouble, au moyen d'un système d'aide à la décision clinique. Ce système d'aide à la décision constitue l'outil d'évaluation le plus précis pour prévoir le risque d'accident cardiovasculaire et de maladie thromboembolique chez les patients atteints de fibrillation atriale.

Un effort considérable a été consacré à l'étude des mécanismes cellulaires et moléculaires de la fibrillation atriale. Les chercheurs ont étudié l'interaction entre les cardiomyocytes et les myofibroblastes, les cytokines qui ont une fonction dans le remodelage du tissu fibrotique et le rôle des canaux ioniques.

Les scientifiques ont trouvé une nouvelle association inverse entre les résultats du traitement de la fibrillation atriale et la quantité de tissu adipeux qui s'accumule autour des atria. Toutes ces interactions ont été intégrées dans un modèle informatique et leur impact sur le développement de la fibrillation atriale a été évalué. Étant donné que l'hypertension et le diabète sont des facteurs prédisposants majeurs, les scientifiques ont utilisé des modèles murins de ces maladies pour confirmer leur impact sur la biologie moléculaire, l'électrophysiologie et le fonctionnement des atria.

Sur le plan thérapeutique, les chercheurs ont identifié de nouveaux canaux et transporteurs ioniques comme cibles pharmacologiques de la fibrillation atriale. D'autres cibles thérapeutiques ont été identifiées lors du processus de remodelage atrial et dans les contributeurs génétiques de cette pathologie.

Les partenaires EUTRAF ont en outre développé de meilleurs outils d'imagerie pour l'analyse de l'activité atriale et le diagnostic de la complexité de la fibrillation atriale. Cette évaluation non invasive permet de prévoir le résultat du traitement de la fibrillation atriale dans un grand nombre de contextes cliniques.

Dans leur ensemble, les résultats d'EUTRAF permettent de mieux comprendre les mécanismes variés impliqués dans le développement de la fibrillation atriale. Les résultats du projet permettront d'améliorer la prévention, le diagnostic et le traitement de cette pathologie, ce qui réduira considérablement la charge des soins de santé en Europe.

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Mots-clés

Fibrillation atriale, arythmie, hypertension, diabète, tissu adipeux, canal ionique, imagerie