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De nouvelles et meilleures framboises pour l'Europe

L'Europe perd du terrain dans la bataille des framboises. Un projet de l'UE aidera les producteurs à riposter en créant des variétés plus saines cultivées avec moins d'additifs chimiques.
De nouvelles et meilleures framboises pour l'Europe
Les framboises, qui sont de longue date un fruit très apprécié, sont désormais aussi considérées comme bénéfiques pour la santé, ce qui renforce leur valeur déjà élevée. Toutefois, l'Europe perd des parts de marché face à ses concurrents internationaux. La solution: produire de meilleures framboises, plus saines pour les consommateurs et l'environnement.

Ainsi, l'UE a financé le projet 'New agricultural practices for quality production of red fruits enriched in healthy compounds' (QUALIREDFRUITS). Le projet qui est aujourd'hui terminé s'est déroulé pendant deux ans, rassemblant cinq organismes de recherche et sept petites et moyennes entreprises (PME) de sept pays de l'UE.

Les consommateurs recherchent de plus en plus des fruits à la fois riches en antioxydants et cultivés de manières respectueuses de l'environnement. C'est pourquoi le projet avait deux objectifs clés. Il visait d'une part à comparer les variétés de framboises actuelles en termes de teneur en antioxydants. D'autre part, il s'attachait à concevoir des méthodes de culture adaptées aux variétés sélectionnées qui emploient des micro-organismes bénéfiques (fungi et bactéries) tout en renforçant les défenses naturelles des plantes. Ces pratiques réduiraient considérablement l'utilisation de produits chimiques tout en apportant aux variétés une quantité accrue d'antioxydants.

37 variétés sur 100 au départ ont été sélectionnées pour être soumises à des tests approfondis. Il en est ressorti une présélection de variétés qui pourraient être cultivées séparément dans différents objectifs relatifs à la teneur en antioxydants ou à la taille, en vue d'un croisement ultérieur. Plusieurs agents chimiques qui favorisent les défenses des plantes ont fait l'objet de tests concluant que plusieurs d'entre eux réduisaient les dégâts causés par la pourriture des racines, une maladie fongique. Le projet a également trouvé des indicateurs de compatibilité entre ces agents chimiques et la biotisation, par exemple l'utilisation de micro-organismes bénéfiques. Bien que les essais sur le terrain dans cinq pays aient produit des résultats différents dans différentes régions, l'efficacité des méthodes prises dans leur ensemble a été démontrée. Il en a résulté un protocole spécifique pour les PME qui met différentes variétés en correspondance avec différents emplacements et adapte les méthodes de culture à ces emplacements.

Des options de protection de la propriété intellectuelle ont également été abordées dans le cadre du projet QUALIREDFRUITS. Toutefois, en raison de diverses difficultés, le projet a initialement opté pour un accord de promotion et de consolidation plutôt que pour une protection pure et simple. Il reste à savoir si les traits croisés sont suffisamment héréditaires pour garantir une variété brevetée.

Compte tenu des conclusions du projet, de la maturité d'un programme de certification actuellement envisagé et des analyses de marché, l'Europe pourrait finalement s'attendre à avoir des variétés supérieures à haute teneur en antioxydants. Cela pourrait signifier une plus grande part de marché pour les PME européennes.

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