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Vers une meilleure santé génésique

Aujourd'hui, un grand nombre de femmes souffrent d'une mauvaise santé génésique dans les pays les plus pauvres. Une étude financée par l'UE a tenté d'arrêter ce fléau en fournissant de meilleurs services de soins et de nouvelles stratégies d'actions dans les régions concernées.
Vers une meilleure santé génésique
Les maladies associées à la santé sexuelle et génésique (SSG) comptent pour près de 20 % des problèmes de santé féminins dans le monde. Les femmes des pays en voie de développement courent un risque accru de maladie sexuelle et génésique comme le VIH. Elles sont par conséquent plus susceptibles d'être infectées avec en outre, un accès plus restreint aux services de soins.

Le projet DIFFER (Diagonal Interventions to fast-forward enhanced reproductive health), financé par l'UE, a voulu par conséquent, élargir l'éventail des services de soins dédiés aux maladies sexuelles et génésiques dans les pays en développement. Les partenaires du projet DIFFER ont axé principalement leurs travaux sur les professionnelles du sexe et les femmes qui fréquentent les établissements de santé publique en Inde, au Kenya, au Mozambique et en Afrique du Sud.

Après une analyse complète, tant politique que situationnelle ainsi qu'une revue de la littérature sur l'intégration SSG de ces services à haut risque, les chercheurs ont mis en correspondance la santé sexuelle et génésique nationale et l'environnement politique concernant les travailleurs du sexe. Des enquêtes, des discussions de groupe et des entretiens avec les prostituées ont permis de cerner les points forts et les lacunes de ces services de santé sexuelle et génésique.

Les partenaires du projet ont élaboré une trousse d'intervention générique qui a ensuite été adaptée et mis en place sous la forme de quatre plans d'action, spécifiques à chaque pays. Ces plans abordent la mobilisation communautaire des prostituées, l'accès équitable à de meilleurs services SSG et une meilleure coordination entre les services de santé dédiés et les services plus généraux.

Pendant la troisième année du projet, des actions spécifiques à chaque pays ont été lancés avec succès. Des commissions consultatives locales tant politiques que communautaires ainsi que des réunions périodiques de toutes les parties prenantes et des ateliers de travail ont permis de garantir une transposition de ces recherches en directives adaptées.

L'Inde étant plus avancée que les pays africains en matière de mobilisation des besoins pour les travailleuses du sexe, les actions mises en place ont ciblé un renforcement des capacités en Inde avec des visites d'échange en Afrique.

Les analyses ont révélé une augmentation de l'utilisation des services dédiés aux prostitués, l'engagement communautaire se révélant un facteur important de réussite. Les partenaires du projet ont par ailleurs pu observer une amélioration de la responsabilisation des prostituées et une plus grande égalité en termes d'accès aux services. L'aval du gouvernement, une politique de soutien et le financement demeurent cependant essentielles pour assurer la durabilité de ces actions.

Les modèles d'intervention du projet fournissent ainsi une base de connaissances précieuse pour les responsables politiques. Ces politiques et directives plus efficaces facilitant un accès plus équitable aux services et une amélioration de la qualité de ces services dédiés devraient avoir un impact positif sur la santé des femmes.

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Thèmes

Life Sciences

Mots-clés

Stratégie d'intervention, santé génésique et sexuelle, DIFFER, environnement politique, fourniture de services