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FP7

PINVIALEG — Résultat en bref

Project ID: 262561
Financé au titre de: FP7-SME

Un appareil portable pour détecter les légionelles

Les bactéries du genre Legionella appartiennent à un groupe de bactéries pathogènes résistantes au chlore et responsables de maladies comme la maladie du légionnaire (légionellose) ou la fièvre de Pontiac. La détection des légionelles est pour l'instant, un processus très long qui demande une mise en culture des échantillons et près de 10 jours d'incubation dans un laboratoire.
Un appareil portable pour détecter les légionelles
Le projet PINVIALEG («Portable microfluidic-based device for in situ detection of viable legionella»), financé par l'UE, s'est attaché à développer un dispositif portable basé sur une puce microfluidique, capable de détecter sur site et rapidement, les légionelles viables. Le consortium PINVIALEG est constitué de partenaires provenant de plusieurs petites et moyennes entreprises (PME) possédant l'expertise nécessaire pour le projet.

Dans cette entreprise, le consortium a obtenu de remarquables succès. Ils ont ainsi conçu et produit une puce microfluidique susceptible de collecter l'ARN bactérien fixé sur des billes magnétiques. Celui-ci est isolé par une réaction d'amplification dite NASBA (pour nucleic acid sequence-based amplification) puis mesuré par immuno-essai d'acide nucléique à débit latéral (NALFIA, pour nucleic acid lateral flow immunoassay).

Les résultats montrent une récupération quantitative et qualitative adéquate de cellules bactériennes grâce au micro-tamis des cartouches microfluidiques. Les chercheurs ont également travaillé sur d'autres aspects fondamentaux du projet comme l'intégration logicielle, la pompe, le porte-filtre, le mélange chronométré des réactifs et des sondes nucléiques avec le flux des échantillons ou la détection optique des ARN. Le résultat final se présente sous la forme d'un système intégré pesant environ 11 kg avec des dimensions raisonnables (300 x 450 x 250 mm). Plusieurs expériences ont montré que la détection des légionelles était obtenue avec une grande sensibilité et une grande spécificité.

L'essai NASBA a été optimisé et les chercheurs ont développé un système multiplexe de détection par NALFIA-PCR qui doit encore être validé. Pour évaluer les échantillons environnementaux (provenant par exemple de systèmes d'eau chaude ou de tours de réfrigération), les chercheurs ont optimisé un protocole d'extraction et de capture par billes magnétiques de l'ARN qui sera utilisé dans la puce microfluidique. Les premiers résultats ont montré une excellente spécificité pour L. pneumophila avec une limite de détection autour de 50 à 100 équivalents génomiques. La bactérie L. pneumophila a été choisie par les chercheurs en raison de sa forte prévalence lors des éruptions épidémiques.

Ces travaux ont été couronnés de succès et plusieurs des petites entreprises participantes ont ainsi profité de leur collaboration pour développer des produits qui seront commercialisables en tant que tels ou en association avec d'autres projets. Ces produits pourront être adaptés pour différents environnements comme les hôpitaux, les unités de soins, les résidences de personnes âgées ou les unités de production alimentaire. Ces systèmes pourront être utilisés, non seulement pour la détection des légionelles mais également adaptés pour la détection d'autres classes de pathogènes.

Enfin, la commercialisation de ces dispositifs innovants et faciles d'emploi permettra la détection de légionelles pathogènes sur site en seulement quelques heures et de manière peu coûteuse. Un atout majeur pour notre santé et notre sécurité ainsi que pour l'économie européenne dans son ensemble.

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