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Contenu archivé le 2023-04-26

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Trois des quatre patients hospitalisés présentent des symptômes de malnutrition, indépendamment de la pathologie dont ils souffrent

Une recherche du département de Nutrition et de Bromatologie de l’Université de Grenade révèle que, même si les hôpitaux disposent des ressources pour l’éviter, la pathologie et l’utilisation inadéquate des ressources hospitalières provoque la malnutrition des patients. Le travail a été réalisé parmi 817 patients de l’hôpital Virgen de las Nieves de Grenade, et a mis en évidence, pour la première fois, que l’hospitalisation d’un patient coûte à l’administration une moyenne de 3 500 à 6 000 euros.

Une étude réalisée au Département de Nutrition et de Bromatologie de l’Université de Grenade [ http://www.ugr.es ], en collaboration avec l’Unité de Nutrition et de Diététique de l’Hôpital Virgen de las Nieves, parmi 817 patients, a révélé que, indépendamment de la pathologie dont ils souffrent, 75 pour cent des malades qui sont hospitalisés souffrent de malnutrition. Ce travail, réalisé dans tous les services de l’hôpital, sauf en Psychiatrie et en Ophtalmologie, et sur des patients majeurs de 18 ans, a déterminé que, même si les hôpitaux disposent de ressources suffisantes pour éviter ces circonstances, leur mauvaise administration et le fait de ne pas donner d’importance à ce fait provoque cette situation. La recherche, réalisée par Gabriela Lobo Támer et dirigée par les professeurs María Dolores Ruiz López et Antonio Pérez de la Cruz, a analysé une série de paramètres biochimiques qui définissent l’état nutritionnel, comme par exemple l’albumine, protéine qui se synthétise dans le foie et qui se trouve dans le plasma sanguinaire. Ainsi, 75% des patients analysés avaient moins de 3,5 grammes de cette protéine par millilitre de sang, la quantité minimum pour considérer que le patient est bien alimenté. Lobo Támer signale que son travail a démontré que 75% des patients “arrivent déjà sous-alimenter à l’hôpital”, alors que la situation des 40-50% des sujets analysés a empiré durant leur séjour à l’hôpital, tout dépend du service hospitalier où le patient a été admis. Combien coûte un traitement La recherche réalisée à l’UGR [ http://www.ugr.es ] a analysé aussi, pour la première fois, combien coûtent l’hospitalisation et le traitement d’un malade à l’administration publique. Le coût moyen par patient et son hospitalisation est “entre 3 500 et 6 000 euros” (seulement en alimentation et médicaments, sans inclure les coûts du personnel, diagnostiques, fongibles, etc.), l’Oncologie et l’Hématologie sont les services qui exigent le plus de ressources. « Les opérations de cœur et les transplantations de la moelle osseuse sont les plus chers du système sanitaire, vu que dans certains cas le coût dépasse les 35 000 euros ». Le travail de Lobo Támer conclut que les horaires pour les repas des hôpitaux espagnols « ne sont pas les plus adéquats », et contribuent à la malnutrition des patients. « Il faudrait l’adapter plus au style de vie espagnole, puisqu’en Espagne nous mangeons et nous dînons plus tard que le reste de l’Europe, c’est ce qui pousse les malades à changer leurs habitudes alimentaires durant leur séjour à l’hôpital ».

Mots‑clés

Pays

Espagne