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Le graphène au service des explorations spatiales de demain

Des scientifiques ont commencé à tester de nouveaux dispositifs de gestion thermique à base de graphène destinés aux applications spatiales.

Espace

Grâce à ses propriétés uniques – résistance, minceur, légèreté, conductivité thermique et électrique –, le graphène est un matériau qui pourrait changer la donne dans plusieurs secteurs. De l’informatique aux technologies biomédicales, des cellules solaires aux dispositifs portables, ce matériau, fabriqué à partir de feuilles de carbone en réseau nid d’abeille d’une épaisseur monoatomique, est déjà en phase d’expérimentation dans divers secteurs et applications. Soutenue par l’initiative Graphene Flagship de l’UE, qui s’étend sur dix ans, une équipe de chercheurs a lancé des essais en vol parabolique en apesanteur pour tester des dispositifs de gestion thermique à base de graphène destinés aux applications spatiales. Un communiqué de presse publié sur le site web du projet indique que la gestion thermique est essentielle au bon fonctionnement, dans l’espace, de systèmes comme les satellites ou autres équipements. «Les caloducs en boucle refroidissent les appareils et instruments électroniques en utilisant la chaleur qu’ils génèrent pour faire évaporer un fluide à l’intérieur d’une mèche. La mèche est généralement composée de métal poreux. Dans cette expérience, la mèche sera recouverte de graphène afin d’améliorer le transfert de chaleur entre les unités électroniques et le fluide.» Nouvelle expérience D’après le même communiqué de presse, les essais en vol s’inscrivent dans le cadre d’une troisième campagne en apesanteur, faisant suite à deux campagnes précédentes menées en 2017 qui avaient démontré la capacité du graphène à améliorer les performances des caloducs en boucle. «Cette troisième campagne en apesanteur testera un dispositif avancé à un niveau de préparation technologique plus élevé, ce qui représente un pas de plus vers les applications spatiales.» Carlo Iorio, chercheur chef de file à l’Université libre de Bruxelles, partenaire du projet, et coordinateur des expériences en apesanteur, indique qu’une campagne de fusées-sondes sera organisée à Kiruna, dans le nord de la Suède. «La campagne de fusées permettra à nos chercheurs de disposer de six minutes de conditions de microgravité. Pendant ce laps de temps, nous testerons les aspects fondamentaux des solutions en graphène, identiques à celles utilisées pour préparer les dispositifs de gestion thermique, des outils essentiels pour l’avenir de l’exploitation spatiale.» Toute la chaîne de valeur La deuxième phase de l’initiative de recherche Graphene Flagship couvrait le projet GrapheneCore1 (Graphene-based disruptive technologies), qui a pris fin en 2018. Comme indiqué sur CORDIS, cette troisième phase de l’initiative «s’appuie sur les résultats obtenus lors de la phase de démarrage (2013-2016) et du projet “core” premier du nom (2016-2018), et couvre la période avril 2018 - mars 2020». Lancé en 2018, le projet GrapheneCore2 (Graphene Flagship Core Project 2) intégrera d’autres composants dans des systèmes plus vastes. Graphene Flagship couvre l’ensemble de la chaîne de valeur, des matériaux aux composants et aux systèmes. Il a été créé en 2013 pour faire sortir le graphène du carcan des laboratoires universitaires et l’intégrer à des applications commerciales à l’horizon 2023. Le noyau du consortium Graphene Flagship se compose de plus de 150 experts universitaires et industriels issus de 23 pays. Les membres associés contribuent également à ses différents courants de recherche. Le graphène fait partie des initiatives phares de l’UE consacrées aux technologies futures et émergentes, ayant le potentiel de relever les grands défis scientifiques et technologiques. Pour plus d’informations, veuillez consulter: site web du Graphene Flagship

Pays

Suède

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