Une étude propose des pistes pour le plan "point.eu"
Le succès des plans de la Commission européenne pour un registre paneuropéen des noms de domaine Internet nécessite le soutien total de l'industrie européenne de l'Internet, d'après une étude réalisée par une équipe de l'Université du Sussex. En février 2000, la Direction Société de l'information de la Commission a annoncé des plans concernant deux initiatives visant à stimuler le développement du commerce électronique au sein de l'Union européenne. Elle propose un système d'enregistrement qui réglementerait l'attribution aux usagers d'Internet de noms de domaine à utiliser en tant que partie de leur adresse électronique unique. Elle recommande également la création d'un nouveau nom de domaine de haut niveau (DHN), ".eu", comme alternative aux noms basés sur un code de pays à deux lettres ou un code générique non géographique tel que: .com, .net, ou .org. La création du nouveau DHN vise à palier la pénurie croissante de noms adéquats possibles dans le système actuel. Par ailleurs, le registre proposé gérera le réseau en extension des adresses Internet et évitera les litiges concernant les droits à une adresse spécifique. L'étude de Daniel Pare, un étudiant de 3e cycle de l'unité de recherche en sciences politiques de l'Université du Sussex, met en lumière certaines difficultés potentielles. Il souligne les leçons à tirer des problèmes rencontrés par l'organisation américaine créée pour réguler la nomenclature Internet, l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers). Ces difficultés résultent probablement des origines anarchiques de la culture Internet -"les questions liées à la gestion du nom de domaine ont toujours été très conflictuelles, les acteurs concernés faisant preuve d'une réticence générale à la coopération ou au compromis lors des discussions sur ces sujets." Selon M. Pare, la Commission peut éviter que ce genre de difficultés n'affecte l'autorité de son propre registre en prenant immédiatement des mesures pour s'assurer le soutien actif des fournisseurs d'accès à Internet et des autres acteurs de cette industrie. "En jouant un rôle proactif de stimulateur d'un dialogue constructif entre les usagers européens d'Internet, en garantissant des niveaux adéquats de représentation des usagers et en empêchant les intérêts particuliers d'exercer une influence excessive sur le processus de formation du registre, la Commission facilitera la légitimation de l'institution responsable de la gestion et de l'administration du domaine .eu," conclut-il.