De nouvelles statistiques montrent une forte concentration des dépenses régionales communautaires de R&D
Selon deux nouveaux rapports publiés le 13 mars par Eurostat, l'office statistique des Communautés européennes, plus de la moitié de tous les brevets de hautes technologies soumis à l'Office européen des brevets (OEB) en 2000 sont originaires de seulement 13 des 211 régions de l'UE. En 2000, plus de 57.000 demandes de brevets ont été déposées à l'OEB par l'UE, dont 10.500 concernant les hautes technologies. Plus de la moitié de ces dernières sont originaires de seulement 13 régions de l'UE. L'Etat membre le plus prolifique en demandes de brevets a été l'Allemagne, avec 42 pour cent des demandes. Les statistiques révèlent aussi une forte hausse du nombre des demandes de brevets de hautes technologies déposées à l'OEB entre 1995 et 2000, puisqu'il a augmenté de 22 pour cent par an en moyenne, soit deux fois plus que celui des demandes de brevets en général. Trois régions d'Europe se sont distinguées par le nombre de demandes de brevets de hautes technologies déposées en 2000: la Haute Bavière (Allemagne) avec 1.132 demandes, l'Ile-de-France (France) avec 854 demandes et le Nord Brabant (Pays-Bas) avec 633 demandes. Si l'on rapporte le nombre de demandes de brevets déposées en 2000 à la quantité de main d'oeuvre de la région, ce sont la Haute Bavière, Uusimaa et le Nord Brabant qui ont été les trois premiers déposants. Les rapports notent aussi qu'"il est courant de constater une forte concentration de R&D dans une ou deux régions d'un Etat membre". Dans 8 des 12 Etats membres comportant plus de 2 régions NUTS (nomenclature des unités territoriales statistiques) de niveau 2, une région a représenté plus du tiers de toutes les demandes de brevet nationales en 2000: Attiki a ainsi représenté 66 pour cent des demandes grecques, Uusimaa 49 pour cent des demandes finlandaises, Lisbonne et la Vale do Tejo 47 pour cent des demandes portugaises et le Nord Brabant 46 pour cent des demandes néerlandaises.