EUROSCIENCE met au défi les dirigeants européens de respecter les objectifs de Lisbonne lors de la définition du budget du 7e PC
Les dirigeants européens ayant laissé entendre que la nécessité d'augmenter les contributions au budget communautaire ne faisait pas l'unanimité, EUROSCIENCE a incité les gouvernements des Etats membres de l'Union européenne à veiller à ce que le budget destiné au prochain programme-cadre pour la recherche soit tout de même doublé. EUROSCIENCE affirme que la proposition de la Commission visant à doubler le budget affecté à la recherche pour le Septième programme-cadre (7e PC) coïncide avec les objectifs de Lisbonne et de Barcelone tendant à faire de l'Europe l'économie la plus compétitive au monde et à augmenter l'investissement dans la recherche à trois pour cent du PIB. Et d'ajouter que toute réduction du budget proposé "diminuerait gravement la capacité de l'Union à atteindre ses objectifs". Sans une augmentation de budget, l'Europe ne pourra pas faire le poids face à ses concurrents, déclare EUROSCIENCE. "Toute réduction dans le budget du 7e PC sera catastrophique pour l'Europe dans cette concurrence mondiale". Tout en affirmant comprendre que des pressions pèsent sur les budgets des Etats membres, EUROSCIENCE souligne que le budget communautaire dans son ensemble représente une somme élevée, dont le monde de la recherche ne reçoit qu'une petite partie. "Il s'agit d'une question de priorités. Doubler le budget du programme-cadre au niveau proposé permet non seulement à l'UE de se rapprocher des objectifs de Lisbonne et de Barcelone via cet investissement direct, mais reconnaît l'effet de levier que cet investissement joue au sein des Etats membres eux-mêmes", lit-on dans la déclaration. EUROSCIENCE met ainsi au défi les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne d'honorer les objectifs de Lisbonne et de Barcelone en accordant la priorité à la recherche et conclut en se faisant l'écho des mots prononcés si fréquemment au cours des derniers mois par le Commissaire européen en charge des Sciences et de la Recherche Janez Potocnik: "L'Europe ne peut gagner des marchés avec des matières premières bon marché, de bas salaires, de faibles compétences et de faibles coûts de sécurité sociale. Le seul choix qui s'offre à nous consiste à développer notre potentiel de connaissance. L'Europe doit financer l'avenir, non pas se complaire dans le passé."