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Projet communautaire de lutte contre la maladie coronarienne

Le développement de stratégies préventives et curatives de la maladie coronarienne est l'objectif ultime du projet FGENTCARD (Functional Genomic Diagnostic Tools for Coronary Artery Disease), financé par l'UE et dirigé par le Wellcome Trust Centre for Human Genetics de l'unive...

Le développement de stratégies préventives et curatives de la maladie coronarienne est l'objectif ultime du projet FGENTCARD (Functional Genomic Diagnostic Tools for Coronary Artery Disease), financé par l'UE et dirigé par le Wellcome Trust Centre for Human Genetics de l'université d'Oxford (Royaume-Uni). La maladie coronarienne est causée par l'accumulation de dépôts de graisse et de cholestérol à l'intérieur des artères, entraînant une irrigation sanguine insuffisante du coeur. Parmi les symptômes figurent des douleurs de poitrine, des difficultés respiratoires et un engourdissement des bras et des épaules, pouvant déboucher sur une crise cardiaque. Si l'on sait qu'une alimentation riche en graisse et en cholestérol joue un rôle significatif dans cette maladie, les scientifiques ne comprennent toujours pas pourquoi certaines personnes sont plus susceptibles que d'autres d'être affectées par la pathologie. «La maladie coronarienne constitue un grave problème de santé publique dans le monde occidental et nous voulons en découvrir les causes», explique Dominique Gauguier du Wellcome Trust Centre for Human Genetics. «Il s'agit d'une pathologie complexe, il est donc impossible de décréter que nous avons découvert le gène qui en est la cause. Elle est plutôt provoquée par plusieurs facteurs, y compris l'interaction de gènes avec d'autres gènes et avec l'environnement». Les partenaires du projet utiliseront l'analyse ADN afin d'identifier les personnes à risque et étudieront la manière dont les gènes interagissent pour affecter le cours de la maladie. Ils examineront également si des facteurs de risque de développement de la maladie, comme la résistance à l'insuline ou l'hypertension, peuvent être prédits au moyen de de biomarqueurs dans le sang. Le professeur Gauguier espère que le projet aidera les chercheurs à aborder d'autres pathologies complexes. «Nous pensons que cette étude jouera un rôle clé dans l'identification de cibles pour de nouvelles thérapies visant à combattre la maladie», a-t-il expliqué. «Au bout du compte, nous espérons que la multitude d'informations obtenues grâce au projet et les techniques qu'il nous aidera à développer déboucheront sur des avancées significatives en vue de la prévention et du diagnostic de la maladie». Financé à hauteur de 3 millions d'euros par la Commission européenne et d'une durée de trois ans, le projet rassemble des partenaires du monde industriel et universitaire de France, du Royaume-Uni, du Danemark et du Liban.

Pays

Danemark, France, Liban, Royaume-Uni

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