OMEGA en première position dans le transfert de données
Des chercheurs européens sont parvenus à développer une nouvelle technologie de transfert de données vidéo. Dans le cadre du projet OMEGA, l'équipe a pu transférer des données à une vitesse de 100 mégaoctets par seconde (Mo/s) sans aucune perte. Le projet OMEGA («Home gigabit access») est financé au titre du thème Technologies de l'information et de la communication (TIC) du septième programme-cadre (7e PC) de l'UE à hauteur de 12,41 million d'euros. La commercialisation de cette dernière technologie pourrait se réaliser plus tôt que l'on ne le pensait. La communication par lumière visible (VLC, de l'anglais visible light communication) permet la conversion de diodes émettrices de lumière (LED) en réseau local sans fil (WLAN) à l'aide de simples composants supplémentaires. Ainsi, les lumières font ce qu'elles sont supposées faire, à savoir éclairer, mais elles peuvent également transmettre des informations. Grâce à cette technologie, les utilisateurs, par exemple, peuvent envoyer et recevoir des images en haute définition (HD) aux ordinateurs, ordinateurs portables et même téléphones portables sans aucun problème. L'une des illustrations de cette technologie est la possibilité de regarder un film sur un ordinateur portable via Internet. En ce qui concerne le WLAN optique, la lumière émise par les diodes dans les éclairages plafonniers joue le rôle de moyen de transfert. Mais OMEGA va plus loin et parvient à transférer des données à une vitesse de 100 Mo/s en utilisant les diodes LED de plafonniers éclairant plus de 10 mètres carrés. Les chercheurs de l'Institut Fraunhofer pour les télécommunications, de l'Institut Heinrich Hertz (HHI) en Allemagne, l'un des partenaires OMEGA, expliquent que le récepteur peut être placé n'importe où dans ce rayon, qui correspond à la portée maximale actuelle. «Cela signifie que nous avons pu transférer quatre vidéos en HD sur quatre différents ordinateurs portables simultanément», explique le Dr Anagnostis Paraskevopoulos de l'HHI. Les bases de la communication par lumière visible ont été développées avec des partenaires industriels des laboratoires de Siemens et de France Telecom Orange. À l'HHI, le responsable de l'équipe, Klaus-Dieter Langer uvre au développement de cette technologie innovante. «En communication par lumière visible, les sources de lumière, dans notre cas les diodes de lumière blanche, éclairent la pièce tout en transférant des données», explique le Dr Langer. «À l'aide d'un composant spécifique, le modulateur, nous avons éteint et allumé les diodes dans une succession rapide et avons pu transférer les informations en tant que uns et zéros. La modulation de la lumière n'est pas perceptible par l'oeil humain. Une diode de photo sur un ordinateur portable joue le rôle de récepteur. La diode capture la lumière, l'électronique décode l'information et la traduit en impulsions électriques, le langage de l'ordinateur.» Un facteur positif est que seuls quelques composants sont nécessaires pour préparer les ondes à fonctionner comme moyens de transfert. L'inconvénient est que le transfert est perturbé si un obstacle se place entre la lumière et la diode (lorsque l'utilisateur passe sa main devant la diode, par exemple). Les chercheurs suggèrent que les ordinateurs portables, appareils PDA ou téléphones portables peuvent tous être des appareils finaux. Malgré le caractère innovateur de cette technologie, les chercheurs ne pensent pas que la communication par lumière visible remplacera le WLAN traditionnel, ou même le PowerLan ou le système universel de télécommunications mobiles (UMTS). Son utilisation est plus appropriée pour le transfert de données lorsque les réseaux de transmission par radio ne sont pas permis ou disponibles. Il est possible de l'utiliser en combinaison, expliquent les chercheurs, ajoutant que le WLAN optique peut être utilisé dans une direction, et le PowerLan en tant que canal de retour. Les bénéficiaires de cette nouvelle technologie de transmission sont les hôpitaux, où l'utilisation de transmission radio n'est pas permise, ainsi que les usines de production où les transmissions radio peuvent parfois perturber les processus de travail. Des scientifiques d'Allemagne, de France, de Grèce, d'Italie, d'Autriche, de Slovénie et du Royaume-Uni participent au consortium OMEGA.Pour de plus amples informations, consulter: OMEGA: http://www.ict-omega.eu/(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre) Fraunhofer-Gesellschaft: http://www.fraunhofer.de/en/(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Pays
Autriche, Allemagne, Grèce, France, Italie, Slovénie, Royaume-Uni