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Une équipe financée par l'UE dévoile comment le système immunitaire s'attaque à la tuberculose

Une équipe de chercheurs financée par l'UE a découvert une nouvelle technique absolument naturelle utilisée par nos systèmes immunitaires afin de parer aux infections. Dans leur article pour la revue Cell Host & Microbe, des chercheurs français, italiens et britanniques mont...

Une équipe de chercheurs financée par l'UE a découvert une nouvelle technique absolument naturelle utilisée par nos systèmes immunitaires afin de parer aux infections. Dans leur article pour la revue Cell Host & Microbe, des chercheurs français, italiens et britanniques montrent que le zinc, un métal lourd toxique à doses élevées, est utilisé par les cellules de notre système immunitaires afin de détruire des microbes tels que le bacille de la tuberculose et Escherichia coli. Leur étude a été soutenue à hauteur de 975 999 euros dans le cadre du projet MM-TB («Molecular markers of M. tuberculosis early interactions with host phagocytes») au titre du domaine thématique «Sciences de la vie, génomique et biotechnologie au service de la santé» du sixième programme-cadre (6e PC) de l'UE. La découverte de ce nouveau mécanisme de défense contre les infections joue un rôle dans le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques et la mise à essai de nouveaux vaccins candidats. Depuis longtemps, nous savions que pour détruire les microbes, notre système immunitaire les privait de nutriments essentiels comme les métaux lourds, tels que le fer. Cette nouvelle étude fait progresser les connaissances des scientifiques dans ce domaine en leur montrant que ce processus fonctionne également dans le sens inverse. Les cellules immunitaires sont également capables de mobiliser des réserves de métaux lourds, notamment le zinc, pour empoisonner les microbes. Désormais les scientifiques savent que deux microbes sont affectés par ce processus, soit Mycobacterium tuberculosis et E. coli. M. tuberculosis est l'agent responsable de la tuberculose chez l'homme, une maladie qui coûte la vie à près de 2 millions de personnes à travers le monde. On estime qu'un tiers de la population mondiale est porteuse de l'infection en latence et l'incidence mondiale de la tuberculose augmente de 2% chaque année. Certaines souches d'E. coli peuvent provoquer de graves infections des systèmes digestif et urinaire. Les chercheurs font remarquer que dans les cellules immunitaires ayant ingérées M. tuberculosis ou E. coli, l'accumulation du zinc était rapide et persistante. Ils ont également observé qu'à la surface des microbes, de nombreuses protéines étaient produites. Leur travail consistait à se débarrasser de façon efficace des métaux lourds en faisant office de «pompes». Autrement dit, dans les cellules du système immunitaire, les microbes sont exposés à des quantités potentiellement toxiques de zinc et ils tentent de se protéger contre une intoxication en synthétisant ces pompes. En désactivant ces pompes par la voie génétique, M. tuberculosis et E. coli deviennent encore plus sensibles à la destruction par les macrophages. Selon l'étude, le zinc, bien que toxique quand il est ingéré en trop grande quantité, est donc bénéfique pour le système immunitaire, en particulier parce qu'il est utilisé par les macrophages pour intoxiquer les microbes. Outre reposer la question de la complémentation nutritionnelle dans le traitement des malades, ces résultats pourraient aussi être à l'origine de nouveaux antibiotiques qui bloqueraient l'action des pompes microbiennes à métaux ou de nouvelles souches vaccinales atténuées qui sont actuellement déjà testées comme candidats vaccins. Les scientifiques doivent désormais découvrir s'il existe des mécanismes équivalents pour d'autres métaux lourds tels que le cuivre. L'objectif principal du projet MM-TB, en fonctionnement de 2005 à 2007, était de mettre au point et de concevoir de nouveaux marqueurs de protection ainsi que d'identifier des schémas moléculaires uniques dans les cellules microbiennes mais aussi dans les cellules hôtes, associées aux interactions précoces entre M. tuberculosis et les cellules qui ingèrent et détruisent les particules étrangères, les bactéries et les débris cellulaires. La génomique comparative offre une opportunité très importante pour décoder les interactions de M. tuberculosis avec le système immunitaire, à l'aide d'approches de profilage transcriptionnel. Notamment, on estime que les interactions précoces entre M. tuberculosis et les cellules hôtes jouent un rôle crucial dans l'élaboration d'une réaction immune protectrice et la détermination d'un résultat de l'infection.Pour de plus amples informations, consulter: Centre national de la recherche scientifique (CNRS): http://www.cnrs.fr/index.php(s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Pays

France, Italie, Royaume-Uni

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