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Les essais cliniques sur le COVID-19 se poursuivent en Europe

Des réseaux financés par l’UE soutiennent actuellement différents traitements potentiels contre le coronavirus dans plusieurs pays européens.

© Sonis

Les infections au COVID-19 ayant touché plus de 2 millions de personnes à la mi-avril, la recherche et les essais cliniques progressent à un rythme effréné dans toute l’Europe. S’inscrivant dans le cadre du programme de résistance aux antimicrobiens, le projet COMBACTE-NET financé par l’UE se situe à l’avant-garde des efforts visant à lutter contre la pandémie de coronavirus. Il a mis en place un réseau de sites cliniques et de laboratoires dans toute l’Europe pour soutenir les efforts mondiaux visant à normaliser les informations provenant des patients potentiellement atteints ou testés positifs au COVID-19. Annoncé en mars par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), DisCoVery, un essai clinique européen, va évaluer quatre traitements expérimentaux contre le COVID-19. En plus de l’appui de COMBACTE-NET, l’essai bénéficie du soutien des projets PREPARE et RECOVER de l’UE. Comme l’explique un communiqué de presse publié sur le site web de l’initiative en matière de médicaments innovants (IMI), «DisCoVery est un essai randomisé ouvert, international et à grande échelle qui rassemble cinq groupes d’étude: un consacré à la qualité des soins, trois portant sur des traitements antiviraux différents et un sur l’interféron bêta-1a». Voici ce qu’on peut y lire: «Les traitements ont été sélectionnés sur la base de l’analyse des données de la documentation scientifique sur les coronavirus SRAS et MERS, ainsi que sur les premières publications concernant le SRAS-CoV-2 émanant de Chine. Ces traitements sont une combinaison de remdesivir, de lopinavir et de ritonavir, ce dernier étant administré avec ou sans interféron bêta-1a et hydroxychloroquine». Cité dans cette même publication, le professeur Marc Bonten, du centre médical de l’Université d’Utrecht, partenaire du projet COMBACTE-NET, déclare: «Ces médicaments ont un effet sur le virus en laboratoire, , et sur des modèles animaux, mais nous ignorons s’il est possible de reproduire cet effet chez le patient». Des patients de Belgique, de France, d’Allemagne, du Luxembourg, des Pays-Bas, d’Espagne, de Suède et du Royaume-Uni prendront part à cet essai, selon un communiqué de presse de l’Inserm. «La répartition des patients parmi les différents modes de traitement sera randomisée, c’est-à-dire qu’elle sera réalisée par tirage au sort, mais les patients et les médecins auront connaissance du traitement utilisé (on parle d’essai ouvert)».

Conception adaptative

Le professeur Bonten déclare dans le communiqué de presse de l’IMI que «la randomisation peut être adaptée et le “médicament le moins performant” arrêté. Il est ensuite possible de “randomiser de façon préférentielle” le médicament le plus performant afin que les patients profitent des meilleures conditions possible». Cette approche permettra de réaliser des analyses fréquentes. «L’approche classique prévoit une randomisation fixe qui se poursuit jusqu’à ce que le nombre total de patients inscrits ait été atteint, suite à quoi on procédera à l’analyse. Grâce à notre conception adaptative, nous ne devons pas attendre que les 3 200 patients soient tous inscrits; les analyses sont réalisées de façon répétée par un comité indépendant et, sur la base du résultat de ces analyses, un plus grand nombre de patients peut être redirigé vers les traitements les plus prometteurs de manière randomisée». Le projet RECoVER (Rapid European SARS-CoV-2 Emergency research Response), lancé récemment, «va apporter une solution aux questions les plus urgentes liées à la santé des patients et à la santé publique en menant des recherches médicales visant à combler les lacunes majeures dans les connaissances, notamment en ce qui concerne les meilleures approches de prévention de la propagation de la maladie et les interactions entre le pathogène et l’hôte humain», comme l’explique un communiqué de presse. RECoVER découle du projet PREPARE (Platform foR European Preparedness Against (Re-)emerging Epidemics), une autre initiative financée par l’UE. COMBACTE-NET (Combatting Bacterial Resistance in Europe) est axé sur «la mise en place de réseaux cliniques, de laboratoires et de recherche solides en Europe qui permettront des essais cliniques plus efficaces des nouveaux médicaments antimicrobiens», comme indiqué sur le site web du projet. Pour plus d’informations, veuillez consulter: site web du projet COMBACTE-NET

Mots‑clés

COMBACTE-NET, PREPARE, RECoVER, COVID-19, coronavirus