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Arctic Health Risks: Impacts on health in the Arctic and Europe owing to climate-induced changes in contaminant cycling

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Traquer les polluants en Arctique

Un projet européen a étudié les déplacements sur de longues distances des polluants en Arctique ainsi que leurs effets sur la chaîne alimentaire et l'exposition de l'homme.

Changement climatique et Environnement

Grâce à l'enveloppe européenne, le projet ARCRISK (Arctic Health Risks: Impacts on health in the Arctic and Europe owing to climate-induced changes in contaminant cycling) a modélisé l'impact potentiel du changement climatique sur le transport des polluants dans l'atmosphère sur de longues distances. Les polluants provenaient de plusieurs régions situées dans l'hémisphère Nord. Le transfert actuel des polluants vers l'Arctique par l'intermédiaire des courants océaniques a également été étudié en tenant compte de l'influence potentielle du changement climatique sur le cycle des polluants dans l'Arctique. Les chercheurs ont étudié le lien entre ces variations et l'exposition de l'homme, consommateur de ces animaux vivant dans l'Arctique. Ils ont pour cela utilisé un modèle du réseau trophique marin, qui a permis aux chercheurs d'estimer le transfert des polluants organiques à la morue polaire et aux phoques consommés par les êtres humains. Les résultats ont été comparés à une région d'Europe, et notamment une modélisation permettant d'évaluer l'influence du changement climatique sur l'évolution de l'environnement et du transport des polluants organiques dans la mer Noire. Des échantillons de neige, de glace marine et d'eau de mer ont été prélevés à proximité du Svalbard, dans la mer de Barents et dans la mer du Groenland. Ils ont ainsi permis d'établir les concentrations de pesticides organochlorés, de diphényles polychlorés et de composés perfluorés. Les partenaires ont étudié le transfert des contaminants de l'air à la neige ainsi que leur évolution lors de la fonte des neiges. Les niveaux de polluants contenus dans les aliments locaux tels que l'omble chevalier, le saumon et le renne ont également pu être connus. Les résultats ont montré que les polluants organiques persistants (POP) et le mercure exerçaient une influence considérable sur le développement du fœtus, les enfants et les femmes en âge de fécondité. Il est dès lors vital de suivre ces tendances de l'exposition humaine aux POP et au mercure dans l'Arctique, et surveiller l'impact de ces polluants sur les groupes les plus à risque. Certains polluants organiques émergeants en Arctique se distinguent des POP classiques. De plus, leur comportement pourrait aussi différer. La fonte des glaces et de la neige favorisera la libération d'un volume plus important de ces composés dans l'eau et non plus dans l'atmosphère. Les outils d'analyse mis au point par ARCRISK, ainsi que les bases de données, les modèles et les systèmes de contrôle jettent les bases d'une analyse quantitative complémentaire des impacts du changement climatique sur la santé humaine. Ces variations pourraient être dues à des changements en ce qui concerne l'origine des polluants, le sort des polluants transportés et leur comportement dans l'environnement, mais aussi le transfert et l'assimilation par la chaîne alimentaire.

Mots‑clés

Polluants, Arctique, exposition humaine, cycle des polluants, polluants organiques persistants

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