Animateur du Reseau de Developpement Technologique : un metier qui requiert un profil particulier
L'idée des RDT a été ébauchée à la fin des années 80. C'est en effet à cette époque qu'est fait le constat qu'il existe une pléthore de structures publiques qui visent à répondre à des besoins spécifiques auxquels peuvent être confrontées les entreprises. Or cet environnement, créé progressivement au cours de deux décennies précédentes, était devenu difficile à appréhender pour les responsables des petites ou des très petites entreprises. D'où l'idée, initiée par Hubert Curien alors ministre de la Recherche, de lancer dans quatre régions pilotes une expérimentation visant à mettre en réseau des représentants de ces différentes structures publiques et parapubliques dont la mission est d'accompagner les entreprises, notamment dans le cadre de leur développement technologique. "La Basse-Normandie s'est inscrite dans ce mouvement dès la fin 91. Elle était ainsi la cinquième région française à expérimenter ce dispositif dont l'animation a été confiée dès cette époque au Centre des Technologies Nouvelles", note l'animateur du RDT de Basse-Normandie. Le bilan très positif de cette expérience réalisé à l'occasion de la consultation nationale sur la recherche en 1994, conduit alors l'Etat à proposer à l'ensemble des régions de se doter de ce dispositif. Quatre ans plus tard, une nouvelle évaluation nationale des RDT, plus approfondie et confiée à un cabinet extérieur, fait ressortir que ce nouveau dispositif est très performant et extrêmement utile pour les entreprises. "L'innovation a été de faire travailler ensemble sur des projets d'entreprises des hommes et des femmes qui n'en avaient pas forcément l'habitude", explique Jean-Pierre Larcher. Pas étonnant dans ces conditions qu'aujourd'hui, toutes les régions, hors DOM-TOM, soient dotées d'un RDT dont le fonctionnement est assuré par l'Etat, via l'Anvar, et les Régions. 2727 visites en entreprise pour l'année 2002 Le RDT de Basse-Normandie compte une centaine de membres, de compétences complémentaires issus de 46 organismes régionaux. C'est dire la diversité et la richesse de ce réseau qui ne cesse d'évoluer. "Pour être efficace et performant, un réseau doit vivre, d'où un renouvellement régulier de ses membres", souligne son animateur qui ajoute : "entrer dans le réseau est le fruit d'une démarche personnelle, même si elle requiert l'aval de son responsable hiérarchique". Autrement dit, n'y entre pas qui veut, ce qui donne d'autant plus de poids à ce réseau, inscrit, soulignons-le, au Contrat de plan Etat-Région, une spécificité de la Basse-Normandie. Globalement, le RDT a trois missions à remplir. Il doit répondre aux demandes des entreprises, promouvoir l'offre technologique publique et parapublique et favoriser les échanges entre les membres du réseau. Dans ce contexte, le travail de ses membres qui visitent des entreprises de la région se décline sous la forme de trois activités différentes : rechercher des compétences technologiques, informer et communiquer, prescrire des aides publiques. 2 500 à 3 000 entreprises constituent la cible du RDT, ce qui signifie que toutes les entreprises bas-normande sont visitée dans une période de deux à trois ans. "En 2002, 2727 visites ont été réalisées dans les entreprises. En fonction de leurs besoins, elles ont été orientées, soit vers les compétences appropriées avec le support ou non d'aides publiques", indique Jean-Pierre Larcher. Pratiquer "l'ingénierie de dentelle" Pour être le plus efficace possible, les membres du RDT disposent d'outils. si chacun d'eux possède ses spécificités Maîtrise de l'Information, le plus récent, est sans aucun doute l'outil dont le RDT Basse-Normandie peut être le plus fier. "A partir d'un besoin en information concernant un projet de développement et identifié au sein d'une entreprise par un des membres du réseau, cet outil consiste à apporter une réponse collective du RDT, en constituant une équipe de trois à cinq membres, en accord avec le chef d'entreprise", explique Jean-Pierre Larcher qui précise que depuis le début de l'opération en 1999, 124 entreprises régionales s'y sont engagées et 110 équipes projets du réseau ont été formées. Si le RDT de Basse-Normandie peut être considéré comme un véritable pionnier - les outils qu'il a créés sont en effet très souvent adoptés par d'autres régions - son animateur n'est pas pour autant totalement satisfait. "Globalement, Maîtrise de l'Information est une réussite. En revanche, nous n'allons pas assez vite, notamment en matière de modernisation du système d'information du RDT. Nous devrions pouvoir proposer aux membres encore plus de services à partir de l'extranet du RDT", constate l'animateur du RDT qui n'en reste pas moins enthousiaste et extrêmement dynamique. Ces deux qualités sont essentielles dans cette fonction qui requiert, selon Jean-Pierre Larcher, de pratiquer l'ingénierie de la mise en relation d'où la nécessité d'un profil particulier et de beaucoup de doigté. , ,Contact -,RDT de Basse-Normandie,Tél. +33 (0)2.31.46.26.13. Fax. +33 (0)2.31.46.25.27. E-mail: rdt@rdt-bn.org
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